Retire tes paluches de mon coin de paradis. || PV Caleb Lansky ||
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Méora Hérouta

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Date d'inscription : 14/06/2017
Localisation : Dans un coin du parc
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Jeu 6 Juil - 15:39

Cela fait quelques jours maintenant que tu as repéré les lieux. C’est ici que ton prochain tableau prendra vie. Nul par ailleurs. Tu as découvert cet endroit un peu par hasard. Cherchant un endroit calme. Tu avais posé ton dos contre une paroi qui s’était ouverte lentement dévoilant un escalier. Curieuse comme tu es-tu l’as emprunté. Montant doucement et avec prudence les marches qui une par une te donner des frissons. C’est là que tu as eu le plus gros coup de cœur. Après un long moment d’escalade et de frayeur, tu as trouvé cet endroit. Une petite place sous les pointes de l’église. Offrant une vue magnifique sur les alentours.

Cette découverte t'a redonné un peu de joie en toi. Et après avoir piqué un peu de matériel le rassemblant ici petit à petit, tu en as fait ton atelier. Y a assez de place pour te tenir là debout ou assis, avec un chevalet et une toile vierge. Tu n’en as pas fait mot, même pas à ton frère jumeau, tu le voulais pour toi. Et toi seule. Personne devait piétiner ce lieu sacré, celui qui te coupe le souffle peu importe l’heure qu’il est. La pluie ne t’atteint pas grâce à la forme voûtée du lieu. Te protégeant du vent laissant juste une petite brise agréable soulever tes cheveux. Tu l’aimes cet endroit, pour rien au monde, tu voudrais le voir souillé par d’autres personnes. Tu te tiens là, droite admirant le soleil qui semble vouloir rejoindre le centre de la terre. Laissant la lumière diminuer peu à peu. Tu prends appui sur une des colonnes qui soutiennent le toit qui te protège. Il est tard, mais tu n’as pas envie de rejoindre l’internat. Tu soupires, finalement, il faut descendre. Demain, à la première heure, tu viendras peindre sagement ici. Tu as déjà le dessin en tête et te détendre en le mettant sur toile te fait trépigner d’impatience.

Le soir dans ton lit, tu rêves. À une liberté d’aller où bon te semble pour peindre sans que personne ne t’ennuie avec leur règle de peinture. Sans personne pour juger si ton travail est bon ou non. Et puis tu vois au loin dans la foule, un visage familier. Celui du gardien de prison. Dans un sursaut, tu te réveilles. Un mauvais pressentiment te monte soudain. Va-t-il encore contre carré tes plans ? Pas questions. Tu fais suffisamment attention pour que personne ne te repère. Et à moins d’être affuté d’une paire jumelle et de fixer l’endroit-là précisément, aucune chance de te voir de lui, surtout d’en bas. Tu soupires. Te levant du lit, une douche et c’est partit. Tu n’as pas cours aujourd’hui. Un rapide saut chez ton frère pour reprendre un peu de force, le sourire sur le bord des lèvres, avalant un peu rapidement ton petit déjeuné. La séparation est encore douloureuse avec cette moitié, mais finalement ça va un peu mieux avec le temps. Tu l’acceptes. Il vaut mieux si tu veux sortir vivante d’ici !

T
u marches doucement vers l’église prenant bien soin de vérifier que personne te suis ou bien te remarque en train de pousser ce passage magique, prenant bien soin de fermer derrière toi. L’escalade est longue, mais finalement, tu y arrives. Tout ton matériel est là et sagement protéger par une bâche. Ouvrant alors ton petit coffre en bois récupéré par terre, tu en sors les peintures, les pinceaux, ouvrant la bouteille prise un peu plus tôt au réfectoire. La vue est magnifique ce matin. Tu installes alors ton chevalet et tu fixes un point au loin, préparant tes couleurs. Aujourd’hui, tu as une vêtue une petite robe blanche. Tu le sais, tu n’en as normalement pas le droit, mais tu avais tes vêtements obligatoires rangés sagement dans un sac pas trop loin de toi. Tu commences à peindre, étalant alors du bleu, puis du jaune. Ton pinceau fait, ce bruit qui te semble si familier. Tout s’étale et le tableau prend vie. Les heures passent, combien, t’en sais rien et ce n’est pas le plus important. Tu te sens revivre. Tes mains vont de plus en plus vite, et tout semble s’animer comme par magie. Ta palette a la main, les fesses à peine poser sur un tabouret encore une fois trouver dans l’église, il semblait triste seul dans son coin, il est certainement plus utile qu’à toi que prendre la poussière, donc techniquement ce n'est pas du vol ! Tu oublies le reste du monde, complètement absorber par les couleurs qui semblent prendre vie. Ton visage est plus doux, moins strict. Tu sembles apaisé, sereine, libre.


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Ma voix est rare mais mélodieuse, vous pouvez l'entendre en #336699
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