[Event] Et maintenant, que faisons nous ? | PV Audric Mc Allister |
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Méora Hérouta

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Lun 17 Juil - 2:54


Un puits sans fond. Le corps lourd, tu chutes. Cela fait bien longtemps que la chute dure. Tu vois défiler d’un regard las et fatigué les images de ta vie passée. Ta gorge crache du sang tant tu as hurlé. Maintenant plus un son n’en sors.

Parfois, tu heurtes une pierre ou quelque chose de dur et ton corps semble endurer plus de douleur qu’un corps humain peu encaissé. Pourtant, tu ne réagis plus, tu grimaces. Ton corps est douloureux. Tu as mal, tu aimerais sortir de ce puits sans fond. Les mains usées, ce place sur tes oreilles. Ta tête semble explosée. Tu voudrais que cela cesse.

Stop… Je vous en prie…

Mais tes larmes coulent dans le vide, plus léger elles se détachent de ton corps entrainé par cette chute mortel. Quand atteindras-tu le sol ? Quand est-ce que ton châtiment viendra. Tu pries, retrouvant un peu de cette voix rayée. T’as si douce voix mélodieuse, c’est transformé en un disque rayé. Elle saccade, elle est devenu roque et ensanglanté. Remplissant tes poumons avec tant de mal, tu hurles une fois encore

Stop, je vous en supplie. STOP !!

C’est alors qu’en ouvrant tes yeux, tu l’aperçois. La couleur de ce sol. Finalement. Le noir qui t’entoure connaît la couleur de la mort. Dans un rire, tu vas finalement arrêter cette chute sans fin. Enfin. Seulement ton corps semble réagir et c’est alors tu écarquilles les pupilles en hurlant. Enfin, tu connaîtras le repos éternel.

Relevant ton corps ta tête cogne contre quelque chose. Portant rapidement ta main à l’endroit meurtrie. Ta respiration est rapide, comme paniqué. Ton cœur bat rapidement. Tu sembles fiévreuse. Avant de sentir ton corps lourd. La tête vacillante et la nausée te rappellent que tu es à nouveau dans le monde réel. Cette chute n’est pas réelle ? Tu regardes autour de toi, cherchant à savoir où tu te trouves. Mais ta vision est floue et la nausée n’aide pas. Le moindre bruit te semble être comme pris d’un écho sans fin dans ta tête.

Passant tes mains froides et douces autour de ta tête comme pour calmer la valse qui semble te faire danser alors que tu es à terre, tu fermes doucement les yeux. Rappariant rapidement tes genoux comme pour soutenir le tout. Tu as mal à la tête. Mais pas que. Tout ton corps semble lourd, trop lourd, plus lourd qu’à l’accoutume. Tu respires doucement, retrouvant un semblant de calme. Avant de rouvrir ses yeux doucement.

Relevant alors la tête vers ce qui semble être ce monde plus limpide, tu devines les formes, ce n’est pas encore bien clair, mais c’est déjà moins vague. Une nausée te remonte, tu as à peine le temps de te pencher vers ta droite que tu lâches tout ce que ton ventre à garder. Mais que s’est –il passer ? Tu te souviens de rien, tu cherches, mais rien te vient à l’esprit. De la drogue ? Non quand même pas. Dans une voix faible. Tu murmures quelque chose

A..Ahra…

Tu l’appelles, comme s'il aller, venir, te chercher. Mais dans un relent, tu l’appelles à nouveau. Plus forte, cette fois. Mais rien ne se passe. Tu ne te sens pas bien, la tête tourne. Le monde sous tes mains posé au sol semble bouger. Mais quel est cet enfer ? Finalement, tu te calmes et la nausée aussi. Tu t’éloignes de là en rampant. Tu as l’air tellement faible, mais tes jambes refusent de répondre.
Finalement, tu remarques que le sol que tu touches de tes mains est humide. Ce n’est pas du sol classique, mais de l’humus. La forêt ? Les bruissements des feuilles t’arrivent enfin aux oreilles. L’odeur de l’eau emplit tes poumons. Alors que tu avances en essuyant ta bouche, tu ne remarques pas le trou dans lequel ton corps tombe. Hurlant de surprise, tu te laisses glisser. Avant de tomber sur quelque chose de plus mou.

Outch…

La douleur… Tu te relèves, c’est alors que tu remarques un corps. Tu sursautes, mais pas trop vite ta tête tourne encore. Ses vêtements, tu pourrais presque parier là-dessus, mais il n’y a qu’une personne qui les porte dans cet établissement. Un mouvement de panique te prend, faisant presque oublier le mal que tu subis depuis quelque minute maintenant. Retirant les feuilles qui couvrent son corps, tu regardes. Avant de soulever la petite branche sur son visage. Oh non…

Pr… Professeur ?!

Tu le regardes, il semble dormir. Pendant un instant, tu admires, il a l’air si paisible ainsi. Tes yeux semblent bloquer sur son visage et tes doigts fins viennent le toucher doucement. Avant que la panique ne revienne, laissant ton cœur battre dans un battement plus fort que les autres, comme si tout allé lâcher d’un seul coup.

Mr allister !!!

Tu le secoues un peu, et s’il était mort ? Tu chasses cette pensée en le secouant lui aussi un peu plus fort, comme si cela va-le réveiller, avant de regarder autour de vous. Rien. La forêt. Tu es donc dans la forêt qui protège le bâtiment, mais, où exactement ? Les poings sur le torse de ton professeur de musique, tu sens les larmes monter. Tu n’as jamais réellement aimé la forêt, et encore moins toute seule, ou encore pire, avec un cadavre sur les bras !

Me laisse pas seule… Debout…

Tu poses ta tête sur son torse. Comme si tout espoir était fini, ton corps déchiré par la chute, laissant voir parmi tes vêtements déchirés les cicatrices fraîches se mêler aux anciennes. Tu cherches à comprendre ce qu’il s’est passé, mais rien ne vient et dans une mine paniquée, tu laisses voir ton vrai visage, celui d’une enfant perdue.




Ma voix est rare mais mélodieuse, vous pouvez l'entendre en #336699

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Lun 24 Juil - 23:28
Symphonie arithmée des ironies entassées. Notes notées devant ses yeux, irisées et heureuses de danser. Si à un moment la partition du professeur était calme, calée, calibrée dans les moindres détailles, bien vite tout s’était emballé. Tout dansait dans une farandole folle. Et voir les triolets valser avec les mi mineurs comme avec les crochets perdaient Audric dans un tourbillon d’incompréhensions. Quel rythme ? Binaire ou ternaire ? Quelle ligne ? Continue ou asymétrique ? Quel gamme ? Quelle ton ? Quelle allure ? Là le piano se mêlait avec le fortissimo comme avec l’allegro. Cela n’avait plus aucun sens. Mais ça continuait. Encore et encore à en perdre le musicien dans des pensées bien trop éloignées. Pourquoi chaque règle de sa musique bien aimée se brisait devant ses yeux ?
Il voulait arrêter tout ça… S’il vous plaît…

Une douleur, lancinante et appuyée, comme le fantôme d’un coup mal maîtrisée. PAS ELLE ! Non...non. A peine eut-il le temps de paniquer que c’était déjà passé. Voir même oublié. Est-ce que le ciel était bleu ? Si des crochets se trouvaient dans des partitions ternaires il y avait de quoi se poser la question. Mais non : il ne pouvait pas vérifier. La buée floutait l’horizon déchiré. Et le sol était bleu ? Ça non. Mais il puait.

« L’est quelle heure ? »
Quoi ? Celle de se coucher… ou de se lever… Aller debout ! Pas que ça à faire. Audric avait des copies à corriger. Ou a donner. Il l’avait déjà fait ? Il avait oublié… Mais cherchant une prise sur le sol de sa chambre qui semblait cruellement plus glissant que d’habitude, il retomba d'un coup. Aie…

« Mon dieu un flipper ! »
Pas…le…temps… Il devait travailler. Le concertos en loi mineurs d’Alberto Dimonti des Dante. A moins que ça soit sa femme qui l’avait composé… malaxé...

« Me laisse pas seule… Debout… »
Quoi ? Ah !

D’un coup, le professeur semblait comme émerger. Il revenait à lui avec peine mais dans une rapidité précipitée. Il avait comme sursauté. Et dans le mouvement le professeur avait peut être bousculé un truc contre lui…
Un regard au loin. La forêt… Un regard au prêt. Une élève… QUOI ?!

« Méora !je… »

Un long soupir de panique en suivit. C’était elle qu’il avait poussé ? Vraiment ? Pourquoi il avait fait ça ? Pourquoi ! Pourquoi il était là aussi ? Hein ?! Brisant sa mine habituelle pour laisser place à un masque de terreur totale et de panique dégoulinante, Audric cherchait tant bien que mal à expliquer tout cela. Mais sur le coup, du mi mineur en triolet assonant sur une contrebasse lui semblait plus logique que tout ça…
Il avait… violenté une élève ?! NON !

« Je… je suis désolé… je voulais pas… pas faire… je… »

Reculant dans des mouvements gauches et trop nombreux, Audric glissait entre boues et feuilles mortes avec une aisance proche d’un éléphant au milieu d’un magasin de porcelaines. Comme si la fuite allait aider… Et à peine eut il réussit à prendre une posture vaguement debout qu’il s’était déjà vautré de nouveau au sol. Un mouvement de mains sur son corps : il était habillé. Quoi que ses vêtements semblaient déchirés… Merde… Dans un mouvement de pudeur, Audric se figea, semblant cacher son corps avec son corps qu’il cachait déjà. Il dévisagea alors la pauvre Méora d’un œil tremblant et hésitant.

« Par… par tous les diable mademoiselle Hérouta que s’est il passé ?! »

En un sens, il avait peur. Alors quoi ? Cherchait-on à lui faire du mal. Encore ? Non… s’il s’était préparé pendant tant d’années pour se défendre dans cette situation, là il s’en sentait bien incapable. Son corps brûlait, se déchirait et tournait bien trop fort. Non… Pourtant il refusait que cela recommence. Aussi, dans un silence de mort, tandis qu’il dévisageait toujours l’élève avec des yeux exorbités, quelques larmes silencieuses commençaient à couler le long de ses joues.
Qu’elle ait pitié…

Méora Hérouta

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Lun 31 Juil - 20:13

Un sursaut, un battement de cœur et tu te retrouves le cul sur le sol. Tu remets doucement ta chevelure en place quand tu remarques ton professeur éveillé. Rassurer tu pousses un soupir, au moins tu ne seras pas avec un cadavre sur le dos pour retrouver ton chemin, même si au fond, le porter relèverais un sacré défi pour ta petite personne. La main sur le torse tu le regardes, il a l’air affolé. Cela te rappelle un peu la fois où ton gang a fait d’une ancienne maison en ruine son lieu de paradis. Dedans se trouver une petite fille seule, dans un piteux état. Abandonnée depuis quelque temps tu ne sais pas comment elle a fait pour survivre. Maigre, crasseuse, les cheveux en bataille et couvert de boue. La voix cassée à force de pleurer. Mais elle était là, prête à défendre son lieu de vie avec ce couteau trop grand pour elle, prête a sacrifier sa vie pour défendre son territoire. Ce regard si noir et profond. Parfois, tu le vois au travers tes rêves, souvent, tu les dessines, sur un tableau. Souvent, quand tu es prise d’une grande nostalgie. Le regard de ce professeur en plein bad-trip te rappelle le sien. Tu fermes les yeux, sans rien dire avant de te mettre à genoux et t’approcher doucement vers lui. Tu prends sa tête avec une douceur similaire à une caresse d’une plume et tu viens la caller contre ta poitrine. Le berçant doucement. Fermant les yeux prenant une grande inspiration pour chanter une petite berceuse. Ta voix et fluette, légère. Sans fausses notes, tu joues l’air qui a réussi a calmé la petite dans ce bâtiment en ruine. Avec un peu de chance, cela calmerait le professeur désemparer.

À aucun moment, tu ne lui adresses la parole, juste le chant coupant à vif le silence de la forêt. Accompagner par le vent soufflant avec douceur dans les feuilles. La chanson est lente, douce. Les instruments jouant en rythme dans ta tête, tu te laisses doucement allez. Une main dans ses cheveux les caressant lentement et une autre dans son dos pour le maintenir. Cela dure quelques instants. Mais ce moment paraît long, comme si le temps, c’était stopper l’espace d’un instant. Plus aucun bruit ne se fait autour de vous, c’est comme si toute la forêt, c’était suspendu pour écouter le chant mélodieux que tu offres.

Finalement, c’est une quinte de toux qui te fait arrêter, couvrant rapidement ta bouche de ta main. Lâchant le professeur pour t’écarter de lui. Ta voix n’est pas habitué à chanter ainsi. Il faut dire qu’à l’habitude, tu ne parles pas. L’usée ainsi est rare, surtout aussi fort comme tu la fais. Lui tournant alors le dos pour ne pas lui tousser dessus la main sur ta poitrine. Avant de reprendre ton souffle. La nausée est encore là, mais cela va mieux au fil du temps. Une fois plus calme, tu regardes à nouveau ton professeur. Espérant que cela ait eu l’effet désiré. Avant de te relever lui tendant la main pour qu’il fasse de même. Un petit sourire apparaît tout de même sur le coin de tes lèvres. Le voir ainsi paniqué confirme ce que tu penses de lui. C’est un petit garçon dans un corps d’homme. Tu ne sais pas ce qui a créé la fêlure dans son cœur, mais tu étais bien trop maternelle pour le laisser ainsi sur le bas-côté.

Mieux ?

Un simple mot pour lui demander son état général, savoir s'il s'était calmé. C’est alors que la main tendue, tu remarques quelque chose sur ton poignet. Comme si on, c’était amusé à colorié quelque chose en dessous de ton tatouage. Une fois le professeur debout, tu jettes un coup d’œil attentif. Un… Tatouage ? Tu frottes, mais rien n’y fais, la peau encore rougis, il ne devait pas être vieux. Mais, que fait-il là ? Pourquoi ? Comment ? Tu paniques. Tu le rapproches encore un peu pour voir ce qu’il représente. Une note de musique à moitié peint ? Tu le déduis grâce à la note et au pinceau qui le dessine. Le tatouage en lui-même n’est pas bien moche, plutôt bien fait, mais, pourquoi ? Quelle idée t’est passé par la tête lors de sa création et surtout, quant à tu eu cette idée absurde !

La main sur ton front, tu cogites. Cherchant à ressembler les détails de la veille, mais plus tu y songe plus ton mal de tête s’intensifie. Mordant alors ta lèvre inférieure, un signe de stress plutôt élevé, tu commences à faire les cent pas, complétement perdu dans ta bulle. Le regard dans le vide, tu cherches. Mais en vain, rien ne viens. Puis tu sembles te souvenir de la présence du professeur. Le fixant alors de haut en bas, avec cette tête complétement paumée.

Que s’est-il passé quoi hier soir professeur ? Enfin, depuis combien de temps sommes nous là serais une question plus juste... Pourquoi sommes-nous là ? Je… Je ne me souviens de rien ! Enfin, je me souviens qu’il y avait une fête. J’y suis allé avec mon frère et… et… De vous avoir vu et puis… Raaah !


Tu cognes à tête doucement. Tu te souviens vaguement avoir vu le professeur, l’avoir rejoint et puis. Zone noire. Plus rien ne vient en mémoire. Tu mordilles ta lèvre, de plus en plus fort à chaque fois. Étais tu tomber malade ? Avec ta maladie génétique, il se pourrait, mais, jamais tu n’as eu de si gros trou de mémoire, a moins. Qu’on ne t’a droguée ? Tu fixes d’un coup le professeur. Non, impossible, il est bien trop naïf pour faire un coup pareil, surtout vu son état actuel, il n’est pas le coupable, mais alors. Que s’est –il passer. En réalisant à nouveau les cent pas, tu glisses sur les feuilles humides, les pieds ce prenant dans une racine Laissant un petit cri de surprise sortir de ta bouche. Cherchant à te rattraper sur ce qui se trouve à porter de main…


P.s : Voilà le chant de méora ! Clic moi ♪


Ma voix est rare mais mélodieuse, vous pouvez l'entendre en #336699

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