L'Aigle Carmin de Norvège (Terminé)
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Lyam Arild

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Jeu 11 Mai - 15:27
• Lyam Arild
ft. Yuichiro Hyakuya de Seraph of the end

Âge : 18 hivers
Situation conjugale : Célibataire
Situation familiale : Enfant unique
professeur/étudiant ? : Etudiant Classe A
Orientation sexuel : Bisexuel
Origine : Norvège
Délit commis : Agression, Tentative de meurtre, Destruction de biens publics, Outrage à agent public
Caractère ♦

Ce que les gens pensent du sujet d’étude vont bon train partout où il passe et cela nuit de manière significative à son être. Certains pensent qu’il s’agit d’un fou, un malade mental bon à enfermer aux vues de ses crises toutes plus violentes les unes que les autres. D’autres pensent avec effroi qu’il s’agit d’une bête sauvage littéralement assoiffée de sang. Si les plus courageux (ou les plus téméraires diront certains) n’hésitent pas à le traiter de monstre et de vampire, les autres se contentent de l’ignorer en coupant leur respiration sur son passage pour se faire tout petit.

Il faut savoir une chose avec le sujet, c'est qu’il a très jeune été forcé d’appliquer la loi du plus fort pour se sortir de sa situation plus que délicate. Sa seule famille de sang se trouvant en prison, le garçon a dû rabattre ses rares émotions positives sur la seule personne un temps soit peu proche que nous connaissons de son parcours: le jeune Vince Flanel. Il est dit dans les différents rapports de suivi que seule la mention du nom du jeune homme pouvait calmer un temps soit peu le sujet. Aux vues des différentes notes, Vince et le sujet entretiendraient une relation forte mais assez floue dont le jeune Lyam s’efforce de cacher tout aspect possible. Les efforts en thérapie n’ont rien donné sur ce sujet là.

Le jeune homme est donc un être complexe et torturé, mentalement instable et dangereux. Cela est bien sûr contre son gré et les détails de sa maladie mentale, si elle s’apparente très explicitement à un cas de Troubles Obsessionnels du Comportement, méritent de le placer comme un cas à part. L’élément déclencheur de ses crises a été isolée d’après les témoignages et il semblerait que le sujet réagisse de manière brutale à la vue de la couleur carmin, aussi nommée rouge sang. Le sujet entre alors dans un état de transe violente et attaque aveuglément tout être présent autour de lui, mais en priorité les être portant ou tenant l’objet déclencheur. Si les autorités sont plusieurs fois parvenues à le maîtriser, les rares cas de crises se terminant d’elle même mettent toute en lumière un seul élément en commun: pour sortir de son état, le sujet doit subir le choc de sentir le goût métallique du sang. Sans l’ingérer, il faut que le sujet le garde en bouche moins d’une minute pour que la sensation étrangère qu’elle représente provoque le déclic espéré.

Le fait de connaître ces spécificités entraîne chez l’individu une certaine forme d’exclusion volontaire. Lyam semble craindre ces crises et tente généralement de s’isoler pour éviter tout risque de crise. Pour cela, il n’hésite pas à utiliser la crainte qu’il inspire pour couper court à toute tentative de contact, que les personnes soient des élèves ou même ses multiples psychiatres. En conséquence, personne ne sait exactement ce que pense le sujet ni quel est son caractère en dehors de ce qu’il veut bien montrer.

En conséquence, je suggère que le patient soit placé en observation dans un lieu dont la population est restreinte afin de mener une thérapie adaptée à ces besoins. Je laisse à la direction de l’institut clinique de Stavanger le soins de décider de l’envoi ou non du sujet à l’Institut Baskerville en Angleterre et qu’il y soit suivit par le docteur Lennart Clives qui fut un temps son psychologue.

Fin du rapport sur le patient Lyam Arild, 27 Avril 2016, Docteur James Flanel

Physique ♣

Fin et svelte, presque malade, voilà comment on pourrait le décrire au premier coup d’oeil. Le jeune homme semble en effet atteint d’une forme très légère d’anémie Ferriprive arégénérative qui souligne plus que tout le teint blafarde répandu sur le territoire nordique. Avec son mètre soixante dix neuf pour quatre vingt deux kilos, le jeune homme n’en reste pas moins un adversaire sérieux qu’il ne faut surtout pas sous estimer. Son expérience de la rue ne lui a pas donné que des cicatrices qui apparaissent assez facilement sur sa peau, elle lui a aussi enseigné la manière de se battre, voir de tuer s’il le faut. Ses doigts fins ont déjà enserré des gorges et, s’il n'est jamais allé jusqu’au bout, il sait qu’il aura la force de mettre fin à une vie.
 
Avec un visage fermé et souvent vide d’émotion, Lyam passe pour un jeune homme qu’il est difficile d’approcher, quelqu’un de mystérieux, ce qui peut contribuer à son charme si l’on passe sur la réputation effrayante qu’il traîne dans son sillage. Son visage est encadré par des cheveux noirs mi-longs qui accentue son côté sombre. Ses yeux sont comme deux émeraudes maudites, belles mais dangereuses. Lorsque vous croisez son regard, vous aurez toujours un sentiment indéfinissable de malaise, comme si il pouvait à tout moment vous sauter dessus et vous étriper malgré le règlement intérieur.

Pour ce qui est de sa garde de robe hors uniforme, ça va dans le sens général de son état d’esprit : Vous ne verrez pas souvent de couleurs criardes car la plupart de ses vêtements sont soit blancs soit noirs. Le jeune homme ne porte pas d’ornements supplémentaires autres qu’un bracelet de cuivre composé de plusieurs bandes de métal de couleur torsadés. Un tatouage discret vient compléter les seuls éléments physiques marquant du jeune homme. Reliquat une fois encore de son passé dans les rues, le jeune homme arbore une rune au centre de son omoplate droite: Dagaz, la dernière rune nordique de l’alphabet. Lyam ne l’a pas choisit par hasard, il s’agit du symbole de l’équilibre, de la réunion des deux forces opposés, ce à quoi il aspire secrètement en réalité.


Histoire ♥



-Hey, regarde. C’est pas le garçon maudit qui va à la bibliothèque?
-Si, tu as raison, c'est bien lui. Fait attention, si tu parles trop de lui il va lancer le malheur sur ta famille!

L’enfant maudit, l’aiglon sanglant, vampire, monstre… Tant de sobriquets tous plus agréables les uns que les autres pour désigner une seule personne: l’ombre isolée que j’étais à l’époque. A quel moment cela avait il commencé? Il y a deux ans, lorsque mon père commença à battre ma mère? Peut être, à huit ans on se souvient très peu de ce genre de détails. Le concept de famille heureuse m’était alors étranger et l’innocence de mon jeune âge occultait facilement le fait établi que je ne pouvais pas le vivre avec une mère trop peureuse et un père alcoolique. J’allais et rentrais de l’école seul, une chose que les mères de famille ne loupaient pas de souligner à la sortie de l’école, rejetant la faute sur des parents irresponsables et immatures. Oui, ils étaient irresponsables, mais ce n’était pas pour cela que j’insistai pour rentrer seul, j’avais tout simplement honte de ce qu’il se passait à la maison et essayais de cantonner cela aux limites de l’habitation.

Oui, un enfant de 6 ans à peine peut avoir honte de ses parents, ce n'est pas une situation que je recommande à qui que ce soit. La situation empira à mesure que je grandissais, mon père devenait de plus en plus violent et je dû user de stratégies pour camoufler les rares mais néanmoins présents bleus qui ne manquaient pas de marquer ma peau pâle. Je ne le savais pas encore à cette époque, mais de nombreux bruits couraient sur ma famille et c’était ces derniers qui m’isolaient des autres. Les parents d’élèves et même les professeurs faisaient semblant de ne pas me voir dans la plupart des cas, multipliant les messes basses que je parvenais à entendre dans mon dos. Tout cela était devenu mon quotidien jusqu’au jour précédent mon neuvième anniversaire. Mon monde se brisa comme la nuque de ma mère lorsqu’elle mourut des mains de son fou de mari.

On prétexta une dispute qui aurait tourné mal à cause de l’alcool mais je savais que ce n’était pas toute la vérité: mon père était malade et l’alcool lui permettait de noyer tous les problèmes qu’il avait à cause de ça. Plus tard, je compris qu’il avait subit le même parcours que moi, qu’il avait voyagé de familles en familles après la mort précoce de ses parents et que la maladie s’était déclarée quelques années avant le début de l’adolescence.

Oui, tout comme moi…

La première crise survint dans ma première famille d’accueil. Eux qui étaient gentils et aimants, ils retrouvèrent une véritable furie dans leur séjour, saccageant toute la pièce alors qu’un tube de peinture carmin se vidait de son contenu sur le sol. Il fallut bien une vingtaine de minutes pour m'incapaciter et, même là encore, je trouvais le moyen de mordre à sang le bras de mon “père” adoptif. Mes affaires et moi quittâmes la maison le soir même, direction le foyer le plus proche pour attendre comme les autres une nouvelle possibilité de trouver un endroit stable. Trois semaines, c’était mon record personnel, la durée maximale d’adoption avant que mes crises ne brisent tous mes efforts. Moi qui avais commencé à espérer, à sortir de ma coquille… le retour à la réalité n’en avait été que plus brutale.

Je m‘endurcissais face à l’inexorable destinée qui m’attendait, parqué avec les autres fous qui arrivaient tout de même à avoir assez de jugeote pour me craindre. Pas d’amis là dedans, il me fallut attendre quelques mois dans le même foyer pour faire sa connaissance.

C’était un jour au beau milieu du mois de Mars, un institut travaillant conjointement avec le foyer avait dépêché quelques psychologues pour suivre l’état mental des plus faibles d’entre nous. Nous étions tous plus ou moins suivis mais mes entretiens avaient la particularité d’être très courts: le psychologue me parlais quelques minutes, me demandant comment je me portais, si je me faisais des amis… Je répondais très franchement que je n’en voyais pas l’intérêt puisque nous étions amenés à être séparés très vite et que la plupart des êtres vivants me craignaient. Le fait d’expliciter ensuite que le psy en question avait aussi peur de moi lui clouait bien rapidement le bec et raccourcissait les séances. Ce jour là donc, je sortais de mon entretien et me dirigeais vers la bibliothèque, le seul endroit que je pouvais considérer comme mon refuge.

Une personne était déjà en train d’occuper la pièce, une nouvelle tête, blonde, qui porta sur moi un regard que je ne connus alors chez aucun autre. Comme un voleur prit sur le fait, il se leva rapidement et s’excusa d’être entré sans permission avant de se présenter.

-Je m’appelle Vince Flanel, mon papa m’a amené pendant son travail parce que je n’avais pas école aujourd’hui. Enchanté de faire ta connaissance, tu habites ici?

Je décidais tout bonnement de l’ignorer et de m’installer à l’autre bout de la pièce pour lire dans mon coin, ce qui était censé démotiver le garçon de m’adresser une nouvelle fois la parole. Peine perdue, il s’approcha et commença à me poser une multitude de questions avec une bonne humeur qui pouvait se dire contagieuse. je cédais finalement à ses questions et commençais à parler, peu au début. Une bonne demi-heure plus tard, le ton de la discussion avait changé, elle n’était plus unilatérale et, inexplicablement, je me surprenais à vouloir parler de plus en plus avec ce Vince. Je faisais de mon mieux pour ne pas montrer à quel point j’appréciais cette situation totalement inédite, mais il l’avait vu et son sourire ne laissait aucun doute sur le fait qu’il appréciait la discussion lui aussi.

L’heure tourna et son père apparut à la porte. Je tentais immédiatement d’afficher une mine neutre, voir ennuyée, mais il m’avait vu, il avait vu cette ébauche de sourire qui commençait à naître sur mon visage. Depuis Vince vint souvent avec le groupe de psychologue, j’expédiais mon entretien comme à mon habitude, mais pour un motif bien différent d’alors: Vince. Il était devenu mon ami, la seule et unique personne qui parvenait à éloigner tous les problèmes que constituaient mon existence. Au début c’était un stratagème de son père pour tenter de m’ouvrir aux autres mais il était évident que Vince ne disait rien de tout ce dont nous parlions, je me mis peu à peu à avoir confiance en lui, un sentiment que je cru ne jamais connaître.

* * * * *

Notre amitié dura et ce, même après ma fugue du foyer. Je n’avais alors que quatorze ans à l’époque et cette existence m’était insupportable. Revoir Vince quelques fois par semaine était comme un rayon de soleil perçant le ciel couvert de ma vie mais ce n‘était pas assez à l’époque. J’avais besoin d’air, besoin d’une vie sans contraintes autres que celles que je m’imposais moi même. J’avais vu ce que cela faisait lorsque l’on s’occupait de moi et cela ne me convenait pas. A quatorze ans alors, je pris la direction des quartiers un peu chauds de la ville. Vu ma bouille d’ange et mon caractère bien trempé, je ne me fis pas que des amis par là, mais là où la chance me fut favorable, ce fut lorsque ce duo de choc accrocha l’attention d’une patronne de maison close. Inutile de dire qu’un garçon un peu rebelle mais mignon et ne connaissant rien à la vie des rues allait droit dans un mur ou, pire, dans une impasse fatale. La gérante de l’établissement me prit sous son aile, n’hésitant pas à me mettre bien des torgnoles pour faire comprendre que, caractère bienveillant ou non, il y avait une personne aux commandes ici et c’était elle.

Je trouvais très vite un petit boulot de coursier. Passer mes journées enfermé dans les loges des filles ou bien à aider vaguement au bar, non merci, je cherchais un peu de liberté avant tout, ne l’oubliez pas. Argent sale, drogue, armes, je prenais tous les colis sans distinctions tant que cela payait et, pendant quelques mois, cette situation me parut idéale. Vint les guerres de gang, je n’avais aucune affiliation ou quoi mais certaines n'aimaient pas les petits rats qui parcouraient librement leurs territoires. C’est à cette époque que je commençais à faire rougir mes phalanges, n’hésitant pas à taper là où ça faisait mal pour incapacité les obstacles. Je cognais donc en essayant de ne laisser que des hématomes et le fait de recevoir des coups en retour était la meilleure école pour affiner mes capacités. Je ne versais pas de sang, bien trop conscient des conséquences que cela pouvait avoir: je voulais garder mon job et ma petite réputation, autant ne pas tout foutre en l’air en pétant une durite.

Vince venait quelques fois. Au début, je le rencontrais dans des lieux publics, proche de la ville, sa réalité, puis devant son insistance je l’emmenais dans mon “chez moi” improvisé. Inutile de dire que les filles étaient folles du duo qu’on formait et qu’il a fallu les menacer gentiment pour les disperser. Elles n’étaient pas méchantes et, les mois passant, j’appris à les connaître elles et la réalité de leur travail. Vince ne fit pas de commentaire sur mon mode de vie, me demandant simplement d’être prudent à tout moment. Je l’adorais, lui qui, faisant fis de toute apparence, ne voyait que la personne que j’étais réellement derrière mes crises. En parlant de ces dernière, cela faisait une éternité que je n’en avais pas eu et, pour fêter cela, j’utilisais une partie de ma cagnotte pour imprimer ma volonté sur ma peau: Dagaz, l’équilibre. La paix intérieure à laquelle j’aspirais marquée physiquement sur ma peau. Rasséréné par son soutien et celui des résidentes de la maison close, je pouvais envisager de regarder mon futur avec le sourire…

* * * * *

-Bordel, il est malade!
-Vite, on se tire!
-Mais, et Dereck!

Le bruit strident qui sonnait à mes oreilles commença à diminuer lentement. Mes pensées revinrent et, avec elles, les sensations de mon corps. Il faisait froid mais j’avais chaud, j’étais partit faire une livraison mais j’étais à quatre pattes. Bon sang qu’est ce qu’il s’était passé? Je… Pourquoi est ce que j’ai si mal à la tête? Qu’est ce qu’il se passe au juste?!

J’émergeais d’une crise, pas de doute là dessus. A califourchon sur quelque chose, je sentais mes doigts crispés sur une matière douce, chaude… Je retirais vivement mes mains et le dénommé Dereck émit d’étranges bruits étranglés. J’avais craqué… au bout de trois mois sans aucune crise, voilà que j’avais craqué à nouveau. J’avais presque tué quelqu'un, bordel! Oh, ce connard le méritait, pas de doute là dessus, mais l’attaquer comme ça allait entraîner des représailles, je le savais que trop bien. Bon sang, calme toi Lyam, respire. Pourvu qu’ils ne s’en prennent pas aux filles!

Je restais en état de choc devant ce qu’il s’était passé, tétanisé par l‘accès de violence que mon corps avait déchargé sur ce pauvre type. Il n’était pas beau à voir et le fait qu’il soit encore conscient relevait du miracle. Je fuis la scène et ne sortit pas de chez moi pendant plusieurs jours, laissant la porte close à quiconque tentait de me voir.

* * * * *

La peur commença à redescendre et, avec elle, la raison revint. J’emmergeais de tout cela avec un goût amer en bouche: moi qui avait trouvé une place en ce monde, je commençais à nouveau à ruiner ce qui m’entoure. Je ne parlais pas de tout cela à mes colocataires, je ne voulais pas les effrayer. Oui, pour pouvoir vivre ici, il me paraissait évident de ne rien dire sur la mes problèmes. Je fis passer cela pour un coup de sang après que ces gars m’aient ouvertement provoqué. Pas très convainquant je l’admets mais cela leur convint. Il me fallut plusieurs jours pour reprendre mes esprits et mes activités de livreur. La nouvelle de l’agression s’était répandue et, si je pensais que cela allait faire fuir les potentiels employeurs, je me retrouvais avec plus de demandes de job qu’à l'accoutumée. Des plus risquées en particulier, demandant de jouer quelquefois des coudes en pleine guerre de gang. C’était comme si j’avais fait mes preuves par cette altercation, un rite de passage qui vous montre toute l’étendue du problème et vous jauge pour voir si vous pouvez survivre au milieu.

Je n’eu pas le temps de reprendre assez confiance en moi que le karma me revint dans la gueule, salement. Mes actes n’allaient pas rester impunis et la vengeance du clan que j’avais mis en rogne ne tarda pas. Ils attaquèrent pendant l’une de mes courses, brisant les vitres et saccageant la maison close qui leur faisait l’affront de m’héberger. La gérante avait été assez diplomate pour garder son commerce à flot en restant toutefois libre de toute influence et cela les desservit beaucoup à ce moment. Le gang était influent et pouvait très bien s’en sortir, l’établissement des filles n’avait pas de protecteur et ne pouvait donc pas faire de représailles…

Elles n’avaient pas de gardien, juste une bonne à rien de mascotte qui les mettait dans les plus profondes emmerdes. Je ne pouvais pas tolérer cet état de fait. Dans mon esprit, de nombreuses pensés tournaient mais certaines revenaient plus que d’autres. Il fallait qu’ils paient, il fallait qu’ils comprennent que s’attaquer aux personnes que j’aimais était la plus grosse erreur de leur vie… Il fallait que je les venge, même si cela voulait dire renoncer ensuite à ce milieu pour ne plus les mettre en danger.

J’avais quinze ans à l’époque, je ne mesurais pas l’ampleur de mes actes ni de ma colère. Le plus juste serait de dire que je n’y parviens toujours pas mais que c’était pire à l’époque.  

Une épaisse fumée obscurcit le ciel ce jour là. Les pompiers arrivèrent rapidement, assez pour sauver le bâtiment, pas pour ce qu’il contenait. Je n’avais pas poussé le vice jusqu’à faire brûler directement ceux qui étaient en cause, non… Les voir tout perdre était comme une leçon de vie, un retour karmique qui ne donnait rien si ce n’était la satisfaction de me venger sans tuer. Je pouvais me contenter de ça, de penser à leurs regards défaits pendant que tout ce qu’ils avaient brûlait, mais quelque chose me força à aller plus loin.

“Si tu as quelque chose à imprimer dans l’esprit de quelqu’un, la terreur est la meilleure encre et la folie le tampon le plus adéquat”. Cela me faisait mal de me rappeler de cette leçon, la seule chose que j’avais gardé de mon père. Je devais difficilement l’admettre, mais il avait raison…  

Je retrouvais l’un des membres du gang et l’isolais dans une impasse sombre. Ses yeux agrandis par la peur étaient fixés sur mon sourire dément alors que je le tabassais sans dire un mot. L’éclat dur de mes yeux et ma voix calme le firent sursauter lorsque je murmurais tout proche de son visage.

-Si jamais vous recommencez ce genre de conneries à l’encontre de la maison close, je vous retrouverais et je vous tuerais, un par un, lentement. Est ce que c’est clair?

S’il répondit, je ne le sus jamais. Mes pas m'emmenaient déjà loin de tout ça, loin des bas quartier, sur une route que je m’étais promis de ne jamais emprunter dans ce sens. L‘après midi se terminait lorsque je m’arrêtais dans le dos d’un homme fort occupé, comme à son habitude.

-Bonsoir, James, cela fait longtemps que nous n’avons pas parlé…

* * * * *


Comment décrire les vingt quatre mois qui suivirent? Plus reposant peut être. Je portais sur la vie un regard plus calme en un sens, plus expérimenté, moins naïf. Si tout ce bordel m’avait bien appris une chose, c'est qu’il ne fait pas bon ménage de vivre en se cachant. Je n’avais rien dit à la gérante et son établissement en avait payé les frais, je laissais sur mon passage des ruines et surtout de la terreur même si j’avais essayé de vivre une vie normale.

Guérir était une illusion, je n’y avais jamais songé sérieusement. Trouver des combines pour minimiser les effets de mes crises était une solution qu’il fallait creuser mais je ne pouvais pas le faire seul, il me fallait revenir dans un endroit que je détestais et que j’adorais en même temps. L’institut dans lequel travaillait le père de Vince était modeste. Il dépendait d’un complexe plus grand et plus sécurisé, mais on me plaça dans le premier. Ironiquement, c’était le plus endroit le plus sécurisé au monde pour moi, Vince était le seul à pouvoir me calmer sans passer par la solution du sang. Je restais donc deux années dans cet institut, à passer des batteries de tests et à rattraper le retard qu’avait engendré ma fugue. Mine de rien, j’étais toujours censé être scolarisé. Retourner dans une école était hors de question, trop dangereux, et c’était donc un personnel lié à l’institut qui faisait cours aux enfants que l’établissement abritait.

La loi se fit un plaisir de me rappeler à l’ordre pour tous mes manquements. On me connaissait de visu et de réputation, il était donc facile de remonter jusqu’à moi, même dans un endroit comme l’institut. J’avais toujours quinze ans, j’étais toujours fou aux yeux de tous, mais on me soignait ou -du moins- on me prenait en charge. La police vint s’en assurer une fois, une seule.

Je pense qu’ils avaient envie de me coffrer vu toutes les insultes que je leur avais envoyé, après tout ils décrivaient le gang responsable du saccage de la maison close comme des victimes innocentes… Mon sang n’avait fait qu’un tour et il avait fallu l’aide de deux personnes pour me faire sortir de la pièce et la diplomatie de James pour ne pas me faire embarquer. Après cela tout devint plus calme, j’avais des crises périodiques mais il me fallait un élément déclencheur plus fort à présent que le simple contact visuel avec cette maudite couleur. Déjà que je ne pouvais plus me la voir en peinture, la plupart de mes crises ne survenaient que si je fixais l’élément plus de quelques secondes.

Le comité scientifique de l’institut convint un jour que j’étais assez “stable” pour tenter une expérience sociale en dehors de l’institut: une école loin de tout se dressait en Angleterre, une école pleine de cas sociaux en tout genre qui promettait un enseignement rigoureux. Je n’eu pas à choisir, mes valises étaient rapidement faites pour que j’intègre le fameux établissement. J’allais riposter que je ne voulais pas quitter la Norvège, que c’était le seul endroit où j’avais choisit de rester… La décision était sans appel.

J’allais donc devoir intégrer, bon gré mal gré, cet établissement au nom douteux… De nouvelles épreuves dérangeantes et chiantes en perspective. J'allais revoir Lenart pour mon plus grand déplaisir mais, surtout…

* * * * *

-On ne va pas se revoir avant longtemps, Lyam, mais mes pensées t’accompagnent. J’espère que tu vas t’y faire et, si c’est possible, je viendrais te voir aussi souvent que je le peux alors reste le plus calme possible là bas d’accord?

-Vince…

Le regard de Vince s’éclaira un peu, un demi sourire apparut dans la pénombre du matin. Il tira doucement sur mon écharpe pour la replacer.

-Allons, ce n'est pas comme si l’un de nous deux allait mourir, pourquoi cette tête d’enterrement? Je suis sûr que tu vas vite m’oublier vu tout ce que tu vas faire là bas. Compte sur moi pour te redonner la mémoire à grand renfort de poings si jamais ça arrive!

Pas besoin de poings Vince, ne t’inquiète pas pour ça...

Toi derrière ton écran ♠

ton petit nom/surnom : Kiritsuko
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Invité
Jeu 11 Mai - 15:40
heyo petit psycopathe :3

j'aime beaucoup le début de ta fiche :3 hâte de lire l'histoire :3

le code est bon je le valide donc :3

Hannah Baskerville

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Jeu 11 Mai - 17:09
*cache ses cheveux rouges* Pas taper !

Hihi, bienvenue ! Bon début de fiche, on a hâte d'en savoir plus, beaucoup plus !!

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Billy Rothschild

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Jeu 11 Mai - 19:25
Bienvenue ici mon adorable Norvégien ~

Il serait important de préciser dans quelle classe tu te situes mon beau, A, B, ou C. Au vue de ton casier je dirais A ou B suivant si la tentative de meurtre était préméditée ou non et de quelle manière elle s'est faite.

La deuxième petite chose qui me dérange est l'importance que tu places sur ces troubles mentaux. Cela peut être intéressant, mais évite d'en abuser (on abuse pas des bonnes choses ~) Baskerville n'accepte pas les adolescents aux problèmes mentaux trop graves et pouvant semer la zizanie hum? :'D

De plus, je tiens à rester cohérent vis à vis de sa force physique et de ce fameux côté "menaçant". "Fin et svelte" sont les termes que tu as utilisé, alors attention à bien rester cohérent vis à vis de ça ~
Autre sujet sur lequel il faut faire attention; à Baskerville, il est dur de se faire une réputation de caïd, fais attention à tes petites fesses =D Baskerville est bondé de racaille tout droit sorti de la rue, Lyam ne risque pas vraiment de ressortir sur ce point-là =P

Pour finir sur une note positive, je n'hésiterai pas à te faire part de ta belle plume. Ton style est très agréable à lire, hâte de pouvoir lire ton histoire ~

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Rothschild ▬ Et t'as perdu.

   

Lyam Arild

Messages : 16
Date d'inscription : 11/05/2017
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Jeu 11 Mai - 20:42
Bonsoir bonsoir~

Merci tout d'abord pour l'accueil!

Concernant les points soulevés par Billy, je me dois de répondre de manière, ma foi, concise et rapide pour éviter tout malentendu.

Tout d'abord, mea culpa, je n'avais pas précisé il est vrai, mais je compte bien faire intégrer la classe A à mon petit psychopathe, je l'ajoute de suite.

Concernant le physique, c'est peut être un soucis de compréhension -après tout, ceux qui me lisent ne sont pas dans ma tête- mais la première phrase de la description place le lecteur dans la peau d'un observateur externe. Il "parait" frêle et svelte en apparence mais la suite de la description montre qu'en fait il est plus moyen qu'autre chose (avec des données chiffrées cette fois ci: 1m79 pour 82kg). Je modifierai la tournure de phrase si cela reste un problème.

Pour l'état mental de notre petit aigle, je tenterai de ne pas en abuser, dans les faits il peut éviter une crise s'il ne fixe pas trop longtemps le déclencheur. Quant au fait de le faire accepter à l'institut, deux points:

-Plaider la folie ou une tare mentale lui a permis d'échapper à la loi, ce qui justifie son adhésion
-De plus, le psy qui le suit avant son arrivée à l'institut est le père de son seul ami, il fait le lien du "pourquoi il a eu une opportunité d'entrer à l'institut". Son cas mentale étant assez spécial (et réaliste, je le tiens d'une amie psy~), le psy se tourne naturellement vers un traitement adapter: trouver un lieu ou il pourrait apprendre à se contrôler dans un endroit assez isolé mais tout de même avec un contact humain qui pourrait sauver sa vie sociale. De plus, l'institut offre l'avantage de limiter la casse dans le sens où il y aura beaucoup de gens susceptible de pouvoir le contenir physiquement pendant ses crises.

Concernant la notoriété de la personne, il ne veut pas se faire passer pour un caïd. il veut s'isoler, point, et utilisera ce qu'il faut pour y parvenir. S'il doit monter une image de monstre associable et susceptible de péter une durite, il le fera même si il fait tout pour limiter les crises.

Voila, j'espère avoir répondu à tous les points posant problèmes ^^

Billy Rothschild

Messages : 53
Date d'inscription : 05/05/2017
Localisation : Entre les cuisses d'Hannah
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Jeu 11 Mai - 23:13
Merci d'avoir précisé, c'est vrai que la catégorie était pas très précise, ça nous facilite la tâche =D

Niveau physique, autant pour moi. Je n'avais pas compris ça ! Pourquoi pas, ça fait plus de surprise après tout !

Concernant le côté "psychopathe" de ton personnage, pourquoi pas également ! Je vois à rien à redire si tu penses avoir des sources sûres sur la question, je te crois et ça me va =D

Pour la notoriété, tu ne l'avais pas précisé dans ta fiche donc je suis content d'avoir eu cette info supplémentaire !

Tout me semble plus clair, merci d'avoir bien voulu expliquer tout ça, n'hésite pas à préciser tout ça dans ta fiche, histoire que tout soit bien clair o/

Bon courage pour ta future validation et amuse-toi bien parmis nous ~

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Lyam Arild

Messages : 16
Date d'inscription : 11/05/2017
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Jeu 18 Mai - 17:06
Petit message pour dire que ma présentation est terminée, merci d'avoir attendu o/

Invité

Invité
Sam 20 Mai - 0:42
Kikou mon petit ange (oui bah avec ta bouille on pourrait croire xD)

J'ai lu ton histoire .... Comme toujours tes perso font rêver *^*, ton histoire est génial mais tu a fais quelques oublies (pas dramatique ne t'en fais pas) de ponctuation ou même de mauvais mots ^^ :3

Je te valide mais je ne verrouille pas ta fiche, te laissant alors la modifié pour qu'elle soit impec :3

Des bisous //PORTE #ComprendraQuiPourras

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