Sofia, une psychologue au service de ses intérêts. [En cours]
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Sofia Lossevski

Messages : 1
Date d'inscription : 06/06/2017
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Mar 6 Juin - 0:51
• Sofia Lossevski
ft. Artwork de Suda Ayaka

Âge : 34 ans
Situation conjugale : Célibataire
Situation familiale : Orpheline de naissance
professeur/étudiant(+classe si élève) ? : Psychologue "scolaire"
Orientation sexuel : Bisexuelle
Origine : Russe
Délit commis : Aucun, si ce n'est son intérêt marqué pour la folie humaine.
Caractère ♦

200 mots minimum.

Physique ♣

Et tous les matins, c’est la même rengaine, elle fuit le miroir alors qu’elle est belle. Mais son reflet lui semble détestable, toujours plus, de jour en jour, parfois même d’heure en heure. C’est le souci des âmes névrosées, jamais contentes, toujours critiques, mais fondamentalement vers elles-mêmes. C’est là le “bon côté”.

Sa frange est en bordel, en réalité, c’est presque l’ensemble de sa courte chevelure rousse qui se plaît au chaos, bouclée, nouée, chiffonnée, froissée par les tours qu’elle effectue dans son lit, toutes les nuits, dans l’espoir d’échapper à ses songes. Et, par habitude, elle passe sa main dedans, pour voir à travers l’immense voile orangé, observer l’immondice de son appartement. De toutes façons, elle s’en fiche, parce qu’il faudra aller se laver, pour qu’elle soit à nouveau à l’image de son masque : droite, lisse, ordonnée, stricte et sans bavure. Elle s’étire de tout son long, c’est un félin qui s’extirpe du lit, pas vraiment une femme. Le matin, elle a ce petit quelque chose de trop humain, elle se frotte les yeux, elle baille, râle contre le soleil alors que c’est elle qui ne ferme jamais les volets, mais dans le fond, elle apprécie l’intimité de ces moments solitaires. Oui, elle est seule, toujours, souvent, mais à cet instant-là, c’est son monde, pas celui d’une autre, pas celui de son travail. Elle ouvre un œil, il est noir de jet, il scrute le réveil, elle est à l’heure, puis ouvre le second, il est cuivré, brillant de malice, criard, il scrute déjà la cafetière. Sofia ne souffre pourtant pas d’un strabisme - certes d'hétérochromie par contre, elle est juste minimaliste, alors tout est à porté de main. Le filtre est déjà plein, plus qu’à lancer. Et son doigt fin s’élance dans cette quête.

Ceci effectué, elle avance, un pas après l’autre, avec toujours cette allure de prédatrice sur le retour, elle enjambe la couette qui jonche partiellement le sol, elle slalome entre les meubles, qui, sans avoir bougé, lui paraissent rarement à la même place. Qu’importe. Son petit mètre soixante arrivé devant la porte de la salle de bains, elle passe le panneau coulissant avant d’entrer dans la pièce. Il y fait sombre, c’est plus agréable. Il n’y a pas de fenêtre, mais par tous les dieux qu’est-ce qu’elle peut s’en foutre, parce qu’il y fait bon, c’est comme dans une bulle. Une risible bulle dans sa grande bulle d’espace vital. La lumière reste éteinte, de toute évidence, elle connaît si bien le lieu que cette étape ne mérite pas son pesant d’or. Régler l’eau, par contre, c’est une autre affaire. Ni trop chaude, ni trop froide. Finir rouge comme une écrevisse n’est pas dans ses plaisirs inavouables, et, quand on a la peau si pâle, une maladresse peut si vite arriver. Fait. Lançant l’eau, elle se défait de ses vêtements, ou du moins de l’unique dans lequel elle dort : une culotte, du genre pas spécialement sexy mais ô combien confortable.

Nue, elle palpe son corps, comme un léger check-up. Pas bien différente de la veille. Sa morphologie est toujours identique : svelte, élancée, un peu androgyne sans pour autant tirer vers une identité non-identifiable. Sa poitrine est menue, mais joliment rebondie, son ventre est plat, sa taille creusée, ses hanches, plus généreuses, lui donnent des faux airs de femme latine coincée dans la mauvaise enveloppe. Ses cuisses sont rondes, mais ne se touchent pas, même quand elle essaye. Et là, comme chaque jour à l’aube, elle tente encore. Sait-on jamais. Mais c’est loupé. Alors il faut aller sous la douche, ça console, ça fait du bien.

L’odeur du café se mélange à celle d’un gel douche chopé au hasard dans un rayon. Les détails ne sont pas son fort. Elle attache ses cheveux, le temps de savonner sa personne. En dessous de cette pince maladroitement placée, l’on distingue alors la cicatrice indélébile d’une folie passagère : oui, c’est un tatouage. Il a la forme d’une rune d’othala. Mais elle est quasiment la seule à savoir qu’elle se trouve ici, puisque personne n’a réellement l’occasion de la voir. C’est un secret, et elle y tient. Sa disposition, sur sa nuque, peut alors sembler idiote. Mais la stratège est maline : sa garde-robe lui évite de nombreuses questions.

Sa douche terminée, elle s’enroule dans une serviette, ni trop longue ni trop courte. Elle passe à nouveau le panneau roulant et se faufile jusqu’à son armoire, ouverte, parce qu’il ne sert à rien de la fermer. Son style est modeste, à mi-chemin entre la classe britannique et l’extravagance si caractéristique et étonnante de son pays natal. Elle enfile donc un pantalon droit, d’une matière fluide, qu’elle agrémente d’un chemisier couleur chair, surmonté d’une veste cintrée à col haut, à l’ouverture évasée. Par souci d’ego, elle se permet des escarpins vertigineux d’un noir mat. Parfait. Mademoiselle Lossevski est prête.

Alors, avant de passer la porte, elle rencontre enfin son miroir. Aucun besoin de retouche, elle est parfaite, comme à son habitude. Parce que les rituels n’ont pas besoin d’admirateurs.


Histoire ♥

“Et parfois, quand je m’endors, il me semble revoir cette mare de larmes, cet horizon meurtri et le regard de ma “mère”.”

Citation morbide, de mots gribouillés avec tant de rapidité, de violence, qu’ils furent aussitôt expédiés à leur place, loin, dans ce carnet, recueil et tombeau de ses pensées, vieil amas épais, corné et vieilli par l’usure. La rouquine ouvrait le tiroir, d’un geste rapide, avant d’y jeter l’ordure, dans cette cachette symbolique de son identité. Le bruit creux vint à s’étendre dans toute la pièce. D’aussi loin que sa mémoire se peut de visualiser les choses - c’est-à-dire quelque part autour de ses trois ans, comme le commun des mortels - elle s’est toujours sentie comme ce tiroir : profondément vide, creuse, et abîmée. Parfois, lorsqu’elle laissait son esprit pousser plus loin cette introspection, elle acceptait tout aussi facilement de dire qu’elle était hantée par tous les palabres qu’elle tente d’étouffer dans ce vieux monticule de papiers. Hantée par des démons qu’elle ne pue comprendre que bien des années plus tard, et qui ne cessent pourtant de la ronger. Pourtant, les cauchemars, dit-on, forgent les enfants, autant que les rêves même. D’un rire intérieur, elle s’imaginait se penser heureuse d’avoir commencé son apprentissage du recul sur l’existence très tôt.
Oh, n’allez donc pas perdre votre temps à verser l’ombre d’une larme à son sujet, Sofia n’était pas le genre de demoiselle à aimer perdre son temps à se plaindre, ni à chercher votre pitié, juste de faire l’éminent constat des choses. Ou peut-être plutôt de le refaire, seule, dans le silence de ce bureau. Peut-être que vous vous amuserez à écouter à la porte. Ou peut-être pas. Qu’importe. Se parler à soi-même serait une preuve d’intelligence. Il est donc fort probable qu’elle soit… Surdouée ? Ce serait inquiétant, probablement. Les chiens ne faisant pas des chats, et elle avait assez douté de ses géniteurs… Ou peut-être, qu’au fond, elle ressemblait plus à ses adoptants qu’à ses propres parents. Évidemment, vous n’êtes pas au courant de tout ceci, vous n’écoutiez pas assez tôt à la porte. La curiosité possède probablement ses limites. Je vous offre, narrateur omniscient, le joyeux résumé succinct afin que vous ne soyez pas non plus perdu dans cet amas de connaissances inutiles…

Comme beaucoup d’enfants russes, Sofia Lovesski est orpheline. Attention, vous manquez encore de verser votre larme… C’est détestable de ne pas être écouté en ce bas monde, mais, j’ai l’habitude, on se fiche toujours de l’avis du crétin qui raconte les histoires. Comme de l’avis du psy si j’osais parler à la place de notre rousse solitaire. Reprenons. Née orpheline, il y a de ça bientôt plus de 30 ans. Et n’allez pas lui demander son âge, ce n’est pas poli. La classe anglaise n’a jamais permis cette folie. Être orphelin, vous savez, ce n’est pas une tare, c’est même une aubaine de là où elle vient, c’est une seconde chance pour une vie meilleure. Bien sûr, on en sort jamais indemne, mais on vit mieux. Ou alors on vit, ce qui, en somme, est déjà plutôt pas mal. Comme ces autres mômes, elle souffre des stigmates des abandons précoces : solitude, culpabilité, vide profond… Mais rien d’insurmontable. Ses parents, adoptifs, j’entends, ont toujours été des gens bien, mais les humains ne sont pas des dieux, ils pansent des plaies, mais il demeure toujours bon nombre de cicatrices. Ils avaient au moins le courage d’être des gens honnêtes : elle a toujours su qu’elle n'était pas leur enfant, toujours su qu’au milieu de sa fratrie, elle était le vilain petit canard qui deviendrait un jour un cygne - sa mère adorait tellement ce conte. Aussi aimants furent-ils, ils n’en ont jamais étaient des humains très adroits. Sa mère était une française, brune, aux grands yeux verts, aux sourires maladroits, aux paroles abusivement rassurantes, aux étreintes castratrices. Son père était sûrement le cliché d’un père : fier comme un pou de sa “fille”, occupé, mais jamais trop, fatigué, mais pas assez pour en être aigri. Des gens bien, dans la norme, des êtres constants, avec une vie bien rangée, des humanistes aussi. C’est là le seul souvenir qu’elle garde d’eux.

Pourquoi le souvenir ? Parce que l’adolescence est un âge con, que l’adolescence, c’est partout pareil, mais qu’on ne vit pas une adolescence classique quand on ne sait pas d’où l’on vient. Alors, on cherche, encore, et encore, on remue des rumeurs, on déploie des stratégies, des panoplies de manœuvres, pour rattacher sa vie à des bouts de néants. J’imagine qu’on souffre tous du même défauts, nous, les laissés-pour-compte. Mais les découvertes sont toujours si rarement plaisantes, face à tout ce que l’on a pu mettre en place pour découvrir la vérité. Difficile alors, d’encaisser l’ignoble vérité, le triste constat : être le fruit, l’engeance, le défaut d’un amour incompris, d’une caprice d’enfant malade. Lorsqu’elle évoquait sa mère biologique, elle utilisait toujours cette atroce appellation “d’utérus” et quand elle était plus énervée, ou même ivre, elle l’appelait plus “l’utérus maudit”, joyeux sobriquet pour parler de cette femme camée, brûlée et rongée par la folie qu’était cette femme, jeune, innocente de conscience, qui avait au moins eu l’intelligence - tardive - de se défaire de sa gangrène. Quant à son géniteur, tout ce qu’il évoquait chez elle était sûrement l’allégorie de cette main puissante, burinée, et maladroite qu’elle voyait en rêve. Parce que c’est là tout ce que son inconscient lui offrait comme déplaisir : le souvenir déformé de cet être à qui elle “devait” la vie. L’inconscient lui en était juste ressorti comme ce qu’il avait de plus beau : sa complexité, sa finesse, son agilité à transformer l’ignoble, à déformer le mal en quelque chose de plus acceptable.
Alors, de cette expérience, elle n’eut écrit qu’une douce constatation : “les humains curieux sont tous idiots. Et je suis tristement humaine.” Citation évidemment empruntée à ce recueil, mais si, celui du début. Vous ne suivez donc rien…
[En cours]

Toi derrière ton écran ♠

ton petit nom/surnom: Eva
Âge: 20 ans
Tu pense quoi du forum ?Il me semble prometteur. Affaire à suivre.
Comment as tu trouvé le forum ? Racolage
code du réglement :Validé by Hannah

Hannah Baskerville

Messages : 111
Date d'inscription : 03/05/2017
Age : 19
Localisation : Sûrement dans un coin sombre avec Billy
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Mar 6 Juin - 7:23
Tout d'abord BIENVENUE !
Ton code est bon, je valide donc ♥
Je dois dire que... Wahou ! Le début de cette fiche est vraiment super ! J'aime et même J'ADMIRE ta façon d'écrire, en plus d'être bonne en orthographe, tu as vraiment un beau style. Je n'ajouterais qu'une chose, on a hâte d'en savoir plus !
Courage pour le reste !


Invité

Invité
Mar 6 Juin - 8:43
Bienvenue ma chère,

pourquoi ne suis je point entonné que tu nous sorte une psychologue ? haha ^^

Je lirais ta fiche en entier quand j'aurais plus de temps ♥ Bonne chance pour la fin de ta fiche ♥

Hannah Baskerville

Messages : 111
Date d'inscription : 03/05/2017
Age : 19
Localisation : Sûrement dans un coin sombre avec Billy
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Mar 11 Juil - 9:56
Hello Sofia, je voulais savoir ou tu en étais avec ta présentation, tu as besoin de temps supplémentaire ? =)


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