Quand la musique est bonne [Pv Audric]
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Elizabeth Doryngton

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Jeu 8 Juin - 1:46
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14 Avril 2017

Je suis arrivée cet après-midi à l’institut Baskerville. J’ai rapidement été séparée de mes quelques affaires. J’ai passé les entretiens psychologiques et médicaux. J’ai dû jouer mon rôle toute la journée. Je ne sais pas si j’arriverai à tenir longtemps mon vrai visage secret mais je dois faire de mon mieux pour que Mad’ ne risque aucun jugement. Le psychologue a jugé bon de me laisser mon journal. Il pense que ça participera à mon développement et que lorsque je le laisserai lire mon le journal il pourra me faire avancer vers la « guérison ». Je dois à tout prix rester prudente.

Bonne nouvelle, je suis seule dans ma chambre. Je ne sais pas si c’est parce que je viens d’arriver ou si c’est parce que jusqu’à maintenant il y avait pile le nombre d’élève pour les chambres mais en tout cas ça me va. Demain je vais pouvoir explorer l’institut et peut-être prendre mes marques. Je ferai de mon mieux et j’y arriverai.


*
*   *   *

Je m’étais levée très tôt ce matin et j’étais partie à l’exploration de l’institut. J’avais décidée de ne pas aller manger. Déjà parce que je n’avais aucune idée d’où se trouvait le réfectoire mais aussi parce que je n’avais pas vraiment envie d’avoir l’air ridicule à ne pas savoir comment la cantine pouvait bien fonctionner à cette heure-là. J’irais à un autre moment lorsqu’il y aura plus de monde. Et de toute façon j’avais l’habitude de ne pas manger le matin… Ou au moins de ne pas manger grand-chose.

Comme il y avait peu de monde dans les couloirs j’en profitais pour exercer mon déplacement assuré que je n’avais pas beaucoup utilisé avant. Je déambulais dans les couloirs de l’aile Sud d’abord. Puis j’allais me perdre dans l’aile Ouest. Je louchais désespérément sur la bibliothèque. Pas parce qu’elle était fermée non. Quoi que même fermée elle aurait difficilement moins de lecteurs. Non je louchais car si je voulais garder ma crédibilité de mauvaise fille je devais faire une croix sur chaque livre qui reposait sur les étagères. Cette idée seule eut le don d’ébranler un court instant ma détermination. Mais je devais garder à l’esprit que c’était pour Mad’…

Je continuais alors d’errer dans cette aile. Passant par le foyer qui était étonnement aussi rempli que la bibliothèque. Etonnant. En même temps il était encore très tôt et puis il faisait beau dehors, les autres élèves devaient profiter de ce soleil pour prendre l’air ou bien pour dormir. Enfin… J’avais fini d’explorer cette aile et j’allais bientôt passer a l’aile Est. Les salles de cours. J’évitais soigneusement de passer par l’aile Nord. Même si je faisais de mon mieux pour laisser paraitre un sentiment d’aise et de confiance, je n’avais pas vraiment envie de tomber sur quelques garçons ici pour de mauvaises raisons.

A peine arrivée dans cette aile je trouvais enfin le réfectoire. Bonne nouvelle, je pourrais venir me nourrir ce midi. J’observai les quelques élèves présent dans la cantine, voyant comment ça se passait, comment était disposé la salle. Dire que je ne supportais déjà plus cet endroit. La salle était à peine à moitié pleine qu’il y régnait déjà un brouhaha incroyable. Comme si chaque élève s’appliquait à crier pour que les autres aient a l’imiter et le surpasser et ainsi de suite. Quelle bande de sauvage.

Je tournais les talons de mon air confiante et supérieur et partit à la découverte du reste de l’aile. Je comprenais la logique de la numérotation des salles et m’appliquais à noter comment m’y rendre. Je n’avais toujours pas eu de rendez-vous par rapport à mon futur parcours scolaire et aux activités que je voudrai pratiquer. C’est donc parfaitement logique que je n’ai toujours pas reçu d’emploi du temps. Je passais par les ateliers, me distrayant parfois en jetant un regard dans une salle ou la porte était restée ouverte. Rien de bien intéressant la plupart du temps. Des labos pratiquement vides la plupart du temps.

Alors que j’allais bientôt finir ma tournée dans l’aile et que midi s’approchait doucement je jetais un regard dans une salle qui ne semblait pas bien différente des autres. J’étais retournée du côté des salles de classes et je passais par un couloir que j’avais déjà emprunté avec pour objectif de jeter un œil aux amphithéâtres. Mais en passant j’avais vu cette salle ouverte alors que je ne voyais rien à l’intérieur. Ouverte mais personne ? Je m’approchais de la porte pour observer un peu mieux et je vis un homme, penché sur son bureau. Je ne sais pas si c’était parce que je commençais à avoir faim et que ça faisait presque quatre heures que j’explorais l’institut mais je restais là, immobile comme une idiote à regarder cette homme qui semblait être l’être humain le plus respectable que j’ai vu de la journée.

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Lun 12 Juin - 3:38
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Une après midi de plus. Audric avait des copies à corriger. Et s’il n’était pas tout à fait impensable d’imaginer le musicien se terrer dans ses quartiers pour faire son office “en sécurité”, lui voyait les choses tout autrement. Après tout, pour quel bien piètre professeur passerait-il s’il était introuvable dès lors que ses cours étaient finis ? Quelle ombre misérable se cachait loin de la lumière alors même que des gens avaient peut être besoin d’elle ? Pas lui. Audric voulait être là, présent et à l’écoute. Aussi avait-il prit l’habitude de corriger des copies dans des salles de classe, ou même de travailler certains morceaux dans les ateliers équipés d’instruments. Il avait bien un bureau, un piano, et tout le reste dans son appartement. Mais là bas quel élève dans le besoin viendrait le chercher ? Aucun. Là, la chance était plus grande. Aussi infime soit-elle, elle était là.
Et pour cette fois, le musicien faisait état des connaissances de ses élèves en premières année vis à vis des diverses gammes mineures. Simple en surface, mais bien plus complexe qu’il n’y parait dès lors qu’on prend le temps de s’y interesser. Audric le savait : c’était une étape difficile. Aussi lui même cherchait à noter de manière souple : juste assez pour ne pas démotiver ses élèves. Mais bien vite il s’était rendu compte qu’il n’avait pas à être gentil -trop gentil du moins. Et ses élèves n’avaient clairement pas à rougir de leur futur note. Ils la méritaient, elle comme le meilleur.

Le temps passait, et un sourir toujours plus ému se dessinnait sur le visage du professeur. Son enseignement était donc bon. A chaque fois, à chaque contrôle autant couronné de succès, Audric se disait cela. Mais bien vite il se reprenait : c’était grâce à leur travail, et uniquement à leur travail qu’un tel succès était possible. La joie ainsi offerte par ses élèves le transportait au point de l’en faire oublier la faim. L’heure passait, et les plus propts étaient fort probablement déjà en train de manger. Mais le musicien devait teminer ses copies : il aurait bien tout le loisir de manger ensuite. Aussi redoubla-t-il d’efforts pour avancer dans ses corrections.
Seulement, quelque chose l’interpella. Dans le coin de son champs de vision. Du mouvement. Un élève ? Probablement. Mais comme à chaque fois, Audric ne put s’empêcher de sentir comme un poids au coeur, comme une tension s’emparer du moindre de ses muscles. Si l’institut avait élevé l’un au rang de professeur et avait laissé l’autre à la place d’élève, l’instinct du musicien ne lui disait qu’une chose : il était comme une gazelle face à un lion. C’était toujours aussi dur, mais il en avait l’habitude à présent.
Aussi, la plume enduite d’encre rouge se traina un peu après avoir formé un sept, étirant ainsi son allure sur la feuille et dépassant même du rond qui entourait la note. Audric leva ainsi des yeux chalereux et amicaux vers l’élève -qui s’avérait être une élève. Un ange. Que faisait-elle dont là ? Pas dans cette pièce, mis dans cet institut ? Si au premier regard Audric se posa la question, il repéra bien vite qu’en allure l’ange n’était rien d’autre qu’un petit diablotin. Sa posture, sa moue. Non : ce n’était pas un hasard si elle était ici. Méfiance, invisible mais présente. Juste après avoir posé son regard sur le jeune fille, Audric tourna alors très légèrement la tête sur le coté tout en fermant à demi les yeux l’espace d’un instant.

“Bonjour ! Si vous venez pour un cours, je crains que vous ne vous soyez trompé de salle. Mais pour tout autre chose que vous requerrez, ce serait un plaisir pour moi de vous aider dans la mesure du possible.”

Non, vraiment pas. Audric ne parvenait pas à remettre un nom sur ce visage. Cela ne lui arrivait pas souvent, vraiment pas. Et si l’espace d’un instant le professeur douta du sérieux de son propre travail, il finit rapidement par relativiser. Elle était probablement ici depuis peu, très peu. Aussi se leva-t-il rapidement et élégamment pour s’approcher d’elle. Il était souriant, ouvert et chaleureusement accueillant, mais prêt à bondir en arrière, ou fuir. Mais cela il l’avait bien enterrer au fond de lui.

Elizabeth Doryngton

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Mer 21 Juin - 12:41
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Je devais vraiment avoir l’air débile. Plantée là, dans l’encadrement de la porte à regarder bêtement un homme, certes très bien habillé mais il restait un homme classique. Il venait en plus de me regarder. Je ne pouvais plus m’enfuir en courant, ce serait bien trop étrange. Comme une conne je venais de me coincer et de me forcer à engager la conversation avec un parfait inconnu, un prof très probablement. C’est lui qui parlait le premier. Je fronçais les sourcils un instant. Pensait-il vraiment que les cours étaient assez bons pour que des élèves viennent d’eux même les Week-End chercher plus d’enseignement aux cotés des professeurs de cet endroit ? La véritable Elizabeth aurait sûrement cherche plus d’information le concernant, son cours et ce qu’il faisait dans une salle de classe seul un Samedi. Un Samedi si ensoleillé d’ailleurs.

Mais non, l’Elizabeth du démon comme je m’appelais moi-même, ne laissait paraitre qu’un sourire moqueur et le dévisageais avec un regard qui n’aurait plu a personne dans cet institut. Il ne manquait en fait que mon rire pour qu’il comprenne que je me moquais ouvertement de lui.  Sa proposition suivant était aussi complétement débile si on en croit le lieu où l’on se trouve, quel élève, envoyé ici pour ses crimes ou délit, viendrait de lui-même cherché des connaissances auprès d’un professeur « aussi ridicule » un Samedi alors que le soleil tapait si fort ? Il se leva et s’approchait de moi d’une manière très élégante. Dans cette situation si je ne me contrôlais pas je serais tombée dans ses bras rien qu’en le regardant. Je n’étais ici que depuis une vingtaine d’heure et déjà j’avais oublié le sens du mot civilisation. Voir quelqu’un d’élégant, de bien habillé, probablement compréhensif et de cultivé, c’était quelque chose qui devait être rare ici, et je m’y attendais.

Mais, masque oblige, je devais cacher mon véritable moi, même a ce genre de personne. Qui sait, il pouvait être ce genre de professeur qui cherche à se rapprocher des jeunes filles fragiles pour mieux pouvoir… Brr…

-Nan, j’suis arrivée hier je fais que repérer les lieux.

Répondis-je sèchement alors qu’il arrivait face à moi. S’il tendait le bras il pourrait facilement atteindre mon visage. Je ne laissais rien paraitre mais me préparais à sauter en arrière s’il se montrait trop tactile… Mon air moqueur se changea en air hautain alors que je le déshabillais des pieds a la tête. Je ferais sûrement mieux de m’en aller et de ne pas lui reparler excepté en cours mais il m’intriguait. Alors je restais encore un peu. Histoire d’affuter mon rôle pour le rendre parfait auprès des autres professeurs et des autres élèves. Je semblais le juger entre le regardant de cette manière. Finalement je relevais la tête vers lui.

-Tu fais quoi seul dans ta salle tout seul ? Tu ne devrais pas être dehors sous un arbre avec ta plume à écrire je sais pas quoi ?

Je le regarde droit dans les yeux pendant que je lui parle avant de finalement relâcher mon regard pour qu’il aille se perdre dans cette salle vide. Je regarde les tables, les feuilles sur le pupitre que le professeur occupait, les chaises, les fenêtres, le tableau etc. Avant de finalement le regarder à nouveau pour fuir distraitement son regard, faisant mine d’observer quelque chose qui passait dans le couloir.

-En fait, tu n’as pas d’ami et personne à qui parler ? En même temps vu comment t’es fringué c’est pas étonnant, qui voudrait discuter avec toi ? T’es prof ou majordome au fait ?

Typiquement le genre de chose que je n’aurais jamais dit à un prof, le genre de discussion déplacée qu’un élève ne devrait pas tenir avec un professeur. En fait, je faisais un pas en arrière avec un sourire moqueur sur mon visage. J’allais partir, espérant seulement que je n’aurais pas à revoir ce mec avant un moment. La seule question c’était de savoir ou est-ce que j’allais aller. Les amphithéâtres n’étaient pas si intéressant…

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Mer 28 Juin - 17:45
Des mots, des mots, de simples mots. Audric apprit d'abord que cet enfant repérait les lieux. Et le reste... Audric y était bien fatalement habitué. La jeune fille semblait vouloir l'attaquer. Et bien que la violence de ses mots soit acerbes et cruels, la jeune fille tombait dans des lieux communs biens monotones. C'était banal, certes. Mais le musicien ne put étouffer à la source un soubresaut de tension qui le prit lentement. Pourquoi ? Il ne comprenait juste pas pourquoi ce genre de violence était si commune de nos jours. L'apparence, toujours l'apparence. Le professeur, malgré sa nervosité naissante, savait que ce n'était que de l’apparence.

Ainsi, le musicien prit une seconde pour la regarder se tourner. Elle faisait volte face et semblait vouloir s'en aller. Parfait, qu'elle fasse. Dès qu'elle eut le regard vers la porte, Audric porta une main à sa bouche pour souffler un peu. Inspirer, expirer, inspirer, expirer. Le creux de sa main gantée absorbait le moindre bruit. Ce n'était rien de plus qu'un petit tic, ou une petite méthode. Cela le détendait parfois, et cela avait l'avantage de pouvoir être utilisé bien plus vite qu'un cachet... Finalement, le professeur garda sa main devant sa bouche pour se racler la gorge de manière bien bruyante.

"Vous repérez les lieux : je vois. En ce cas laissez moi vous accompagner je vous en pris. Dois-je vous rappeler que les élèves de classe B n'ont qu'un accès limité aux locos en week-end ? Faites donc d'une pierre deux coups : permettez à un professeur à qui, visiblement, personne ne devrait vouloir parler d'avoir un brin de compagnie, tout en vous permettant à vous de repérer les lieux de façon bien plus efficace, complète et précise sans vous perdre.

Ne pas entrer dans son jeu. Car après tout, si ce n'était qu'un jeu, Audric refusait de nourrir une petite guéguerre idiote du genre. Laisser le feu mourir, c'est le meilleur moyen pour que le bois survive. Et si ce n'étati pas vraiment un jeu... Non ! Audric refusait de voir cette éventualité : inspirer, expirer, inspirer, expirer...
Aussi, Audric se redirigea d'un pas prompt vers son bureau pour sortir de son sac un trousseau de clé. Ensuite, il revint vers la jeune fille pour lui faire signe d'avancer. Un simple mouvement de mains, délicat, élégant, vers la porte en faisait office. Audric était légèrement penché, et en cet instant il ressemblait définitivement plus à un majordome qu'à un professeur d'ailleurs. Mais peut être en jouait-il ? Shuuuuuuuuuuuuuuuuuut...

"Après vous mademoiselle... Mademoiselle ?

Oui oui : ce nom qu'il ne connaissait pas le perturbait toujours autant. Mais prénom ou pas, il restait son professeur, non ?


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