Le Kendo, tout un art [Feat Caleb] Terminé
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Hannah Baskerville

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Lun 12 Juin - 11:21

ft. Caleb Lansky

J'attends toujours le Vendredi soir pour aller au Dojo, c'est le soir ou les étudiants s'échappent souvent au lac ou dans la forêt, les gardiens sont à l’affût des fuyards, dans les tunnels et tout ça, donc je ne me suis jamais faites attraper, une chance pour moi parce que sinon je ne sais pas quand est-ce que je pourrais faire du Kendo tranquillement. Je regarde mon téléphone, il est deux heures du matin, il n'y aura pas d'élèves dans la cour et si mes calculs sont bon, le tour de garde était il y a une demi heure... Je me lève discrètement en coulant un regard en biais vers Nélie, elle dort à point fermé, hors de question que je la réveille, elle va vouloir me suivre et quand je l'emmène au Kendo elle pose des questions toutes les cinq minutes. Je sors du dortoir et le plus silencieusement possible, je me dirige vers la cour ou se trouve le dojo, au milieu du complexe sportif. Je sors une clé de ma poche, je me la suis procurée il y a des années dans les appartements de mon père, c'était pratique parce que si je défonçais la serrure, il saurait que c'était moi et gare aux problèmes, il était bien capable de m'interdire de faire du Kendo. J'entre et referme la porte derrière moi. Le seul bémol à ces sorties nocturnes c'est que je suis bien obligée d'allumer les lumières et ça manque de discrétion.

Je me dirige vers les vestiaires, dans un des casiers se trouve mon armure, ma tenue et bien sûre un bokken, un shinaï et une vraie lame. Le tout dans les bras je me dirige vers l'entrée du dojo, une fois devant j'enlève mes chaussures et avant de poser un pied dans la pièce, je salue le mur d'honneur. J'ai beau être ce que je suis, je respecte mon sport bien plus que le reste, c'est pourquoi le dojo mérite autant de respect qu'un Sensei, mais ici, je suis mon propre Sensei. J'entre dans le Dojo, et enfile ma première tenue, le keiko d'abord (veste) et ensuite mon hakama (pantalon) J'adore cette tenue, je m'y sens un peu comme chez moi et dès que je l'ai enfilé toute ma pression redescend. Je prend mon bokken pour exécuter les katas pendant un petit quart d'heure, pour le moment je laisse de côté l'armure. Je respire un peu, me met en garde et commence par les Nihon Kendo no Kata, je continuerais avec Kihon Bokuto Waza. Cet exercice n'a rien de fantastique, il est en réalité seulement un rituel en attendant que le Sensei arrive, mais j'aime m'appliquer à tout respecter dans les moindres détails. C'est après-tout une série d'exercice qui permet de se perfectionner alors, perfectionnons-nous. Il faut toujours partir du principe que l'on peut mieux faire et alors, même quand on a appris tout ce qu'il y avait à apprendre, on a l'impression de pouvoir en faire toujours plus.

L'exercice est assez bruyant, je le conçois, chaque fois que j'abats le bokken, je crie la partie du corps de mon adversaire fictif qui est frappé, "Men", "do", "kote" et caetera. Je crie vraiment à plein poumon, c'est comme ça que ça se fait et je ne déroge pas à la règle, le pied frappe le sol en même temps que la frappe et le boucan provoqué par l'ensemble et assez terrible. Je ne me suis jamais demandée si on m'entendait à l'extérieur, peut être... en tout cas personne n'est jamais venu me déranger. Au bout de quelques minutes, je décide de continuer les katas avec la vraie lame, après tout j'ai assez de Dan pour m'en servir. Je la sors de son fourreau, à chaque fois que je la vois je suis époustouflée. Certes elle ne vient pas du pays du soleil levant, il est impossible d'en faire sortir, ces lames respectent un enseignement ancestral et sont de vraies trésors nationaux, mais la mienne et déjà très belle. Je me relève et reprend mes katas, je devrais prendre plus souvent ma lame, elle est bien plus lourde et ça renforce les avant-bras ! Je continue donc à crier et taper, sans trop me soucier du vacarme provoqué.

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Lun 12 Juin - 15:57
“ Le Kendo, tout un art „
Ft.Rouquin Baskerville


Il est très rare qu’il soit présent le vendredi, dans ce lieu puant le formol, mais le médecin voulait le voir un jour d’avance. Caleb écoute sans ciller, comme s’il devait porter attention au bruit d’un enfant sur un xylophone. On le fait pour éviter la crise de l’enfant, pas par intérêt. Quand c’est enfin fini, il quitte le bureau oppressant de l’institut afin de se rendre dans une autre pièce pour des nouveaux tests et lui inoculer un poisson froid dans les veines.

Il attend,  il est  rien qu’un stupide bétail dans l’abattoir.

Replaçant la manche sur le long de son bras, il quitte la bâtisse et prend sa voiture. Le trajet pour la garderie de Baskerville est rendu un chemin connu. Il s’accote dans son siège et conduit sans découverte sur les courbes sinueuse d’une rue… d’une ruelle et puis un sentier de terre battue.
Le directeur a vraiment trouvé un endroit reculé, gardés par une armée d’arbre brandissant l’isolement comme arme.

Se stationnant, il quitte sa belle moto qu’il bloque. Il sait qu’ici, les élèves n’y ont pas accès. Encore une chance, ces crétins et braillards seraient bien fichu d’y toucher. Après quelques minutes de marches, il se retrouve dehors. Les élèves doivent déjà tenter de fuir dans la cours... il est vingt-trois heures trente. Les autres gardiens sont sans doute déjà parti pour faire le tour des chambres pour tenter de trouver « qui » il faut retrouver.
Caleb quant à lui va dans sa chambre pour rejoindre une belle aux courbes avantageuses et embrasser son embouchure. Que ce soit une bouteille de scotch ou de vodka, il ne fait de discrimination et il s’endort avec l’intérieur du coup qui lui brule et la gorge chaude du larcin avalé.

C’est dans une sueur pâteuse qu’il se réveille en sursaut. Cherchant du regard des êtres d’ombres qui disparaissent avec l’état d’éveil. Trainant un mal de tête qui lui donne une démarche de saoul, il atteint sa salle de bain. Après avoir sorti de sa cachette la vicodine, il en avale une et s’assit sur le sol du carrelage en posant une main sur les veines ardentes de son coude. Il se masse, tentant de masquer la douleur par d’autres influes nerveux, mais rien n’y fait. Il le sait, mais agit ainsi tout de même.
Incapable de rester dans cette pièce, il passe sous une douche froide rapide et s’habille en civil pour fuir la chambre étouffante.

Il est passé deux heures du matin, alors qu’il marche sous une voute nuageuse. Le vent dans ses cheveux et sa chemise de travail voltige dans la nuit. La souplesse des branches semble faire applaudir le feuillage des arbres de l’autre côté de la cours. Prenant une première inspiration profonde de la journée, Caleb respire. La moiteur mordante de l’haleine d’Éole, les résidus d’eau savonneuse sur la peau et le silence de la forêt…

Si au début, l’Américain croit qu’il s’agit d’une bête au loin, plus il se rapproche des complexes et plus il comprend que les bruits sont de nature humaine. Il s’arrête et réfléchi à partir pour simuler de ne rien n’avoir entendu. Il reprend son chemin vers l’origine des clameurs étouffées.

C’est devant le complexe sportif que le bruit l’amène, ça ressemble à un tapement et une voix synchronisé. Il peut voir sans mal les lumières allumés. Se coinçant une cigarette maison entre les lèvres et l’allumant avec une allumette venant d’une boite de cinquante. Il lui en reste 49. Une odeur de petrichor et de cannelle.
S’infiltrant à l’intérieur et prenant soin de ne pas faire de bruit, il s’attend à un échange entre fournisseur et client. Ce n’est pas cela qu’il trouve. Devant lui, la rouquine du directeur est en train de taper dans le vide avec une lame d’arme blanche. Évidemment, c’est illégal de posséder une telle arme pour un mineur et ce n’est pas le directeur Baskerville qui a donné sa bénédiction pour cela. Ce genre d’interdiction est spécialement fort pour les criminels ayant déjà utilisé une lame pour couper des membres, même infiniment inutile comme des doigts. Laissant la zone d’ombre pour s’avancer jusqu’au même niveau que le tatami, la voix du gardien claque au même instant qu’un coup est portée pour la manieuse.

- Mate miss.

Caleb n’est pas joyeux de la voir ici, encore moins avec un réel sabre en main. Il n’a jamais eu spécialement à faire avec cette rouquin… ne serait-ce pas plus qu’avec les autres élèves. L’envoyer en retenu ou lui confisquer des objets interdit, peut-être une fois la reconduire à un lieu, mais sinon rien qui l’ait marqué spécialement.

- Rengaine et viens par ici

Caleb n’est pas un gardien qui court après les élèves. Ça serait stupides et improductif, car ces enfants n’ont plus de place où aller et sont condamné à rester entre ces murs. Une fuite dans les bois leur vaudrait la soif, la faim et l’inconnu… chose que peu d’entre-deux savent bien affronter.
Pour l’instant, mis à part sa tête de déterré habituelle et sa gueule de con, il n’y a pas de différence. Certes, il n’est pas en tenue de garde, mais c’est parce que ce soir il n’est pas de service. Mais est-ce que c’est une raison pour être laxiste?

Hannah Baskerville

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Ven 16 Juin - 20:38

ft. Caleb Lansky

Complètement absorbée par l'effort, je n'ai pas entendu que quelqu'un était rentré. La sueur coule le long de mes tempes et dans le creux de mes reins, j'aime cette sensation que mon effort n'est pas vain. la sueur, c'est le fruit du labeur. J’abats sans relâche ma lame, je commence à me dire qu'il est peut être l'heure, mais une voix m'interrompt. Et merde... Il manquait plus que ça, nos gardiens paresseux qui se mettent à errer la nuit maintenant, c'est nouveau ça en trois ans. Je regarde ma lame, je vais pouvoir lui dire adieu, elle a beau ne pas être affûté elle n'en reste pas moins aune arme aux yeux des gardiens. C'est un cadeau de mon père, quand il était encore à peu près lui même, j'y tiens plus que tout. Je me retourne vers la voix qui vient de me dire d'arrêter, je me sens un peu obligé d'obéir, d'abord parce que c'est un ordre en japonais et que par habitude je le fais, mais surtout parce que j'espère encore dans le fond, pouvoir sauver mon sabre. Je regarde le gardien qui me fait face, plus précisément le chef des gardiens Caleb un truc comme ça. J'ai déjà eu a faire à lui plusieurs fois, il est loin d'être le pire, je dirais même que d'un certain point de vue c'est mon préféré. Son intelligence surpasse de loin celle des autres gardiens et il ne lève pas la main sur tout le monde sans raison, en tout cas je ne l'ai jamais vu le faire.

Il m'ordonne de ranger mon arme, je claque la langue et obéis sans pour autant cacher mon agacement. Techniquement je n'ai rien fait de mal, si j'avais une vie normale, on me ferait une remontrance, on vérifierait mes Dans pour savoir si j'ai le droit à un sabre et basta. Mais ici, on va simplement chercher la petite bête, me confisquer mon arme et chercher la moindre infraction au règlement. Je vais surement écoper de quelques heures au cachot qui sait ? Mon père va sûrement encore mettre son nez dans mes affaires et demander une punition plus lourde spécialement pour moi. Je le fixe un moment silencieusement, il n'est même pas en tenue de gardien, il fait quoi à cette heure là si il est pas en service ? C'est assez curieux, mais en vrai je vais pas m'amuser à le questionner, je pourrais m'attirer encore plus de problème que nécessaire.

- Vous savez, à l'époque on vous aurait tué pour avoir mis fin à entrainement de samouraï.

J'essaie de faire de l'humour maintenant ? Qu'est-ce qui me passe par la tête ? J'ai gardé une mine tout a fait sérieuse en lui disant ça mais intérieurement j'ai envie de me gifler. Je m'approche un peu plus de lui, je salue le mur d'honneur avant de me mettre face au gardien. Je ressors la lame et la pointe vers lui le plus calmement du monde.

- Elle n'est même pas aiguisée.

Je la laisse vers lui en levant un sourcil, je sais bien qu'il va quand même me la prendre mais je préférerais encore qu'elle soit confier à mon père au moins, dans ses appartements elle sera à l'abris de tous les débiles qui pourraient vouloir se l'approprier elle coûte un max de blé.

- Tu fais quoi dehors à cette heure ci ? Insomnie ?

J'essaie inutilement de détourner la conversation de moi mais il est bien trop malin pour se laisser avoir alors quitte à me faire passer un savon autant gagner du temps.

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Ven 16 Juin - 22:04
“ Le Kendo, tout un art „
Ft.Rouquin Baskerville


Le gardien ne se considère pas comme le plus intelligent, surtout que certains de ses « subalternes » lui donne l’impression de faire les naïfs et de profiter d’une incompréhension des règlements pour s’offrir des libertés avec les jeunes. Certes, l’États-unien n’est pas un adepte des punitions corporelles, mais seulement pour la raison que c’est donner de l’attention à des gamins déjà trop dépendant.
L’un de ces jeunes en crise est la fille du boss. La p’tite Baskerville. Elle est rentrée dans le complexe sportif pour s’octroyer une séance privée avec son joujou. C’est là qu’il l’a abordé et demander « poliment » d’arrêter et de ranger ses effets.

Si lui est en tenue de civil et que son corps refroidi par le vent de la nuit, c’est l’inverse pour la demoiselle chaude. Elle a bien suée à force d’exercice et une goutte de sueur est visible alors qu’elle descend le long du cou gracieux. Cette gamine serait mieux au lit qu’ici.
Le gardien tente de garder un visage neutre, mais il est en fait exaspéré. Constamment répéter les mêmes règles à toujours les mêmes personnes c’est ridicule à faire et entendre.

La demoiselle fait le choix, à son honneur, de ne pas partir à fuir. Au contraire, elle reste bien là où elle se situe. Et ce, jusqu’à ce qu’elle ait fini de faire ses gestes asiatiques pour respecter son espace de travail. Du moins, c’est ce que croit le gardien qui n’a jamais été spécialement intéressé par l’orient … ou l’occident.
Toutefois, elle ne rengaine pas son sabre et même elle se permet de faire de l’humour. Elle garde un visage impassible et le salarié en fait de même.

-Et à la fin de l’ère Edo, tu aurais eu la main coupée pour avoir porté un sabre… Maintenant, fini le cours d’histoire.

En fait, il ne sait même pas si ces gamins ont des cours d’histoire. Qu’importe au fond, cette nuit ce n’est pas le sujet de discussion.
Soudain, l’exaspération du gardien augmente d’un cran. La petite garce rousse vient de lui sortir son jouet et le point sur lui. S’il avait pu faire semblant de croire qu’il s’agissait d’une arme de bois, là il ne peut plus.
Il peut simplement avancer et prendre l’arme de force, mais ce n’est pas ce qu’il a demandé à la demi-femme. Alors qu’elle lui spécifie que la lame est émoussée… même si maintenant il peut très bien voir que c’est le cas, la gamine tente de lui faire la conversation. Ainsi, selon Caleb, la scène est absurde.

-Faut-il vraiment que je te l’arrache des mains et que je t’humilie en te ramenant comme une gamine dans ta chambre?

Est-ce que la jeune fille va rejouer une version de David contre Goliath en tenant tête une seconde fois au gardien ? Il lui a demandé de remettre le sabre dans le fourreau et non de lui tendre l’arme à lame découverte.

Hannah Baskerville

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Sam 17 Juin - 9:33

ft. Caleb Lansky

Il me regarde avec tout autant d'impassibilité, c'est assez étonnant d'ailleurs, en général pour moi que ça les autres pètent un câble, mais il est vrai que j'ai rarement vu le Chef s'énerver dans le fond il est meilleur que les autres à mes yeux, c'est peut-être pour ça que j'ai pas trop envie de le faire chier. Puis bon, il faut dire ce qui est, je ne serais pas avantagée par rapport à lui, la seule chose que je pourrais faire c'est lui mettre un coup de sabre, mais franchement c'est pas dans mon intérêt. Ses remarques sur l'air Edo me laisse perplexe, je ne m'attendais pas à me faire moucher sur mon propre terrain de jeu. J'en aurais presque rit mais je vois bien à son regard que ce n'est franchement pas une bonne idée. J'ai certain gardiens dans la poche, mais pas celui là et si je veux y remédier, il vaut mieux pour moi que je capitule. Le fait que je pointe le sabre sur lui le fait sortir de ses gonds, je le vois bien à ses sourcils qui se froncent et à la manière dont sa voix à changer d'intonation. Ok, je crois que la rigolade est finie, je hoche la tête, il est évident que je n'ai pas envie qu'un gardien me ramène par le col jusque dans ma chambre, il va prendre mon sabre et c'est déjà bien assez humiliant comme ça. Je rengaine d'un coup sec et après l'avoir détaché je pose le fourreau à ses pieds. Je me redresse et soupire un peu inquiète quant à la destinée de ma lame.

- Tu pourras au moins la confier à mon père ? Je sais bien qu'il viendra s'occuper personnellement de mon cas, mais c'est un cadeau de sa part qui coûte une certaine somme, je ne crois pas qu'il apprécierait que d'autres que moi l'ai en leur possession.

A ces mots j’attrape mon bokken et mon shinaï, j'aurais eu mieux fait de faire mes exercices avec mes sabres en bois. Je me sens malchanceuse, la seule fois ou je décide de sortir le sabre il faut que je me fasse chopper, c'est quand même un manque de bol énorme. Je ramasse mon armure et me dirige vers la sortie du dojo pour entrer dans les vestiaires, je me tourne vers l'homme.

- Je vais au moins me changer et ranger mes affaires si ça ne te dérange pas.

Je sors du dojo, me retourne face à la salle et salue encore une fois la pièce. C'est important de montrer du respect à ce lieu, même si le chef des gardiens vient plus ou moins de le piétiner avec ses gros sabot. Dans un dojo digne de ce nom c'est lui qu'on aurait jeté dehors sans vergogne. Je sers les points et me retourne vivement vers les vestiaires. Je ne prend pas tout mon temps pour m'habiller, la patience du gardien ne tient qu'à un fil et si je profite trop de sa "gentillesse" si on peut appeler ça comme ça je pense que je suis bonne pour quelques heures de colles dans les cachots, vois un séjour complet. On ne sait jamais avec eux quelle sera la punition, elles changent à chaque fois alors... Une fois mes affaires rangées et habillées je le rejoins à la sortie des vestiaires, j'enfile ma veste en soupirant.

- Bon je suppose que tu vas me ramener jusqu'au dortoir alors on pourrait au moins discuter un peu sur la route. Quel va être ma punition Chef ?

Je ne ricane pas le moins du monde, il est vrai que je peux me montrer impertinente mais pour une fois je ne suis pas venue au dojo dans le but de transgresser une règle, seulement dans celui de pratiquer mon sport à l'abris des regards indiscrets des autres élèves et puis franchement, je préfère ça à mes crises d'insomnies régulières.


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Sam 17 Juin - 15:33
“ Le Kendo, tout un art „
Ft.Rouquin Baskerville


Le gardien en civil n’a pas le goût de se battre à trois heures du matin pour désarmer une gamine qu’il ne connait que par infractions : Lorsqu’elle traine dans des lieux interdits, brise des lois et on en passe. Il la connait aussi de réputation : parait-il qu’elle est assez indisciplinée et qu’elle a du répondant. Du moins, c’est ce que d’autres gardiens se sont plaints en comptant la manière dont elle est arrogante.

Peut-être est-ce qu’elle est fatiguée ou simplement de bonne humeur, mais après lui avoir sorti son sabre, elle rengaine. La lame chante quand elle retourne au fourreau. Caleb n’a jamais pu assister à la confection d’une de ces armes, pourtant il suffit de voir l’éclat pour savoir qu’il s’agit d’une lame fait par minutie. Est-ce que le forgeron serait heureux de savoir sa création entre les mains d’une délinquante?

Lorsqu’elle pose le sabre au sol, devant le gardien, ce dernier ne change pas d’expression et attend. Il n’a peut-être pas l’air d’écouter la demoiselle, mais il le fait. « [L]a confier à mon père », « certaine somme »… Alors qu’il hoche simplement de la tête pour lui permettre d’aller se changer, le gardien se demande si elle va fuir par la fenêtre du vestiaire.

Comme elle s’est bien comportée en lui remettant son arme, il ne va pas la surveiller dans les vestiaires. Au lieu de cela, il ramasse le sabre au sol et tire légèrement sur le pommeau. L’arme semble être bien entretenu, la p’tite Baskerville ne fait pas semblant de respecter les coutumes étrangères. Replaçant la lame, il la tient maintenant par le fourreau pour éviter de mettre plus d’huile naturelle de ses mains sur la poignée.
Il quitte le dojo, restant juste à l’extérieur et regarde l’heure. Si elle ne revient pas dans 20 minutes c’est qu’elle a profité de sa confiance pour décamper. Quinze minutes passent alors qu’il se retient de fumer. Il ne dormira pas du reste de la nuit s’il s’en prenait une.

Finalement, la demoiselle revient sans avoir pris la clé des champs. La rousse soupir et vient lui demander de parler, mais aussi elle désire savoir quelle sera sa punition. Un moment le chef des gardiens hésite à lui dire, mais alors qu’il la regarde mettre sa veste, une toute autre question serait mieux à aborder.

-Ça va dépendre, tu peux me dire comment tu as fait pour rentrer dans le centre sportif?

Normalement personne ne doit avoir accès à l’extérieur des dortoirs, mais Caleb a bien appris que les gamins trouvent toujours un moyen pour sortir. Toutefois, rentrer dans un édifice ne relève pas du même exploit. A-t-elle brisée une fenêtre? Enfoncée une porte… Elle n’a surement pas passé par les égouts comme un rat.

Par la suite, alors que le poids du sabre sur son bras étire la croute de cicatrisation du pli de son coude. C’est une arme lourde pour des bras si fin de jeune femme. La petite Baskerville doit être plus forte physiquement qu’elle ne le montre. Est-ce que le directeur est au courant ou la voit-il encore comme une enfant?

-Je veux bien la donner à ton père, mais tu es consciente qu’il va peut-être la briser ou l’oublier quelque part.

Il parle bien entendu du sabre japonais. Bien qu’il soit couteux, le directeur ne semble pas être un homme proche de son argent. Il a fait construire ce lieu et fait payer un minimum aux familles des élèves. De plus, pour vraiment faire du mal à sa fille, il n’aurait qu’à briser cet objet pour lequel elle semble elle semble avoir un certain attachement.
Toujours dans le centre sportif, il ne compte pas partir avant de savoir comment cette jeune fille aux cheveux de feu a fait pour mettre les pieds à l’intérieur.

Hannah Baskerville

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Dim 18 Juin - 15:04

ft. Caleb Lansky

Je le regarde et porte instinctivement ma main à ma poche pour y sentir les clés. J'hésite, sois je continue à lui obéir docilement et j'évite les problèmes, soit je mens et je peux être sûr que je vais avoir de sacré difficulté par la suite. Je joue avec la petite clé sans répondre à sa question, je me laisse du temps pour réfléchir. Il porte mon sabre et visiblement il ne s'attendait pas à le voir si lourd, je souris en coin, et oui ce n'est pas une arme pour les femmelettes ! Je regarde le dojo en soupirant, je peux dire adieu à mes séances nocturnes dorénavant je devrais supporter les regards de mes camarades qui sont incapables de comprendre quoi que ce soit au Kendo, c'est bien triste. Bon en même temps je savais bien qu'il y avait un risque qu'un jour je me fasse attraper, mais ce jours est arrivé bien trop tôt à mon goût. Bon de toute façon, Baskerville n'est pas un paradis sur terre, logique que rien ne soit facile. En plus, j'ai clairement l'impression d'être plus surveillée pour la simple raison que je suis la fille du patron.
Je me demande si mon vieux n'aurait pas demandé une vigilance toute particulière me concernant, je n'en serais pas étonnée. M'a-t-il fait passer pour pire que je ne le suis réellement ? A-t-il tue la moitié de l'histoire pour la tourner à son avantage ? Il en est entièrement capable.

Ce que me dit le gardien au sujet de mon père me sort de mes pensées. Je n'avais pas pensé à cette éventualité, bon mon père aussi a fait du kendo, je sais qu'il respecte trop l'épée pour la faire détruire mais... Se pourrait-il qu'il décide de la revendre ? Je regarde le Chef, soudainement un peu inquiète à l'idée que mon père puisse faire une chose pareille. Puis-je faire confiance au gardien pour la conserver dans un endroit sûr ? Je n'en suis pas persuadée non plus, mais je suis prête à prendre le risque. Je soupire en passant une main dans ma nuque.

- Tu marques un point... Je ne lui fais absolument pas confiance. Tu pourrais,
si c'est pas abusé de ma part, la conserver dans un endroit sûr ? Je sais que c'est en demander beaucoup, mais je tiens à cette arme.


Je fronce le nez et prend les clés dans ma poche, si je veux obtenir de la sympathie de sa part,
il est plutôt conseillé pour moi de lui dire la vérité et de jouer la carte de la fille sage, oui je sais aussi le faire. Je les lui tend avec un sourire en coin.

- C'est avec ces clés que je suis entrée, jamais de ma vie je n'irais détériorer un dojo... Je les ai prise à mon père il y a 2 ans, tu peux lui dire que c'est moi qui les avait, je ne suis pas à ça près avec lui.

J'ai encore en souvenir la dernière claque que je me suis pris pour avoir emmené Oliver faire un tour dans le château, mais bref passons, mon petit frère s'en est assez voulu comme ça. Je hausse les épaules et sourit au gardien.

- Je sais que je me créés souvent des problèmes mais honnêtement pour une fois je n'avais aucune mauvaise intention, je voulais seulement m'entraîner à l'abris des regards, ça me met en meilleur condition. Et toi, du mal à trouver le sommeil ?

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Dim 18 Juin - 15:56
“ Le Kendo, tout un art „
Ft.Rouquin Baskerville


Difficile de dire si la gamine a un fond d’intelligence au final. Si elle s’était entraînée dans les bois, sans lumière, il aurait été très difficile de l’attraper. Au lieu, elle a préféré prendre un risque inconsidéré en allant dans le complexe sportif avec les lumières allumées. Lorsqu’il lui a demandé de ranger son sabre, elle a tenu tête un instant, puis lui a donné. Elle est même revenue après s’être changée. Ces derniers petits points pourraient faire croire au gardien qu’au final la rouquine n’est pas qu’une petite peste qui aime faire tourner les têtes de l’autorité avec des idées folles.

L’homme demande à la fille si elle est certaine de son choix pour la remise de l’arme. Caleb n’est pas dérangé à voir une œuvre se briser, sans égard pour la valeur. Toutefois, elle a bien agi et c’est une « petite » récompense qu’il lui offre par ce conseil.
La petite semble comprendre, car soudainement elle agit avec plus d’inquiétude pour l’avenir de son arme que pour son propre avenir. Lorsque leur regard se croise, le gardien n’affiche pas beaucoup plus d’expression : à peine de la patience pour la réponse de la demoiselle.

Au final, elle lui demande de garder l’arme illégale. Elle n’a pas l’air de réaliser que ce n’est pas la première fois qu’il « confisque » un bien personnel. Tant mieux, il ne veut pas que ce genre de rumeur s’ébruite. Il est plus facile de faire du chantage sur un secret que sur une vérité connue… et il a moins de chance de perdre son job pour « laxisme ». Il donne un simplement et unique hochement de tête pour faire comprendre qu’il accepte la demande.

Toutefois, quand il vient à demander comment elle est entrée dans ce lieu verrouillé et par quelle moyenne elle y est arrivée, la Baskerville le surprend. Une clé est tendue et alors que Caleb écoute l’explication. Un fantôme de sourire passe sur les lèvres de l’homme qui récupère la marchandise. Celle-là, il ne l’avait pas vu venir. La gamine est donc une bonne voleuse?
Il doit lui reconnaitre du cran. Ça n’aidera surement pas cette petite femme à bien se comporter dans ce monde, mais ça lui facilitera quelques activités.

Maintenant, l’adolescente sourit en même temps de plaider sa cause afin de faire savoir qu’elle « n’avait aucune mauvaise intention ». À croire que les gens pensent que les intentions excusent les gestes. Il aurait dû dire ça aux filles du village : « Pardonnez mes actes, mes intentions n’étaient que de vous libérer »

-Peu importe les raisons pourquoi je suis là. À partir de demain tu vas devoir prendre une heure sur tes pauses à chaque jours, pour ta punition d’une semaine. Tu donneras un coup de main à l’entretient du complexe sportif.

Les heures de colle et le cachot, n’était pas une bonne idée avec elle. Cette petite avait trop d’énergie et faisait des bêtises à cause de ça. Elle avait fait l’effort de bien se comporter après s’être fait attraper, il pouvait bien lui trouver une corvée pas trop chiante à réaliser. De plus, elle semble aimer bouger, elle va pouvoir se vider de son énergie ici. Nettoyer les plafonds et déplacer les équipent lourds… Et puis, elle pourra s’occuper de son cher dojo.

-Avant de partir, il serait bon que tu nettoies ton arme… Avant que je la stocke pour un mois. Il ne faudra pas que tu oublies, qu’à cette même date, à chaque mois, tu dois venir l’huiler.

Tournant le poignet, il lui tend l’œuvre de métal japonais par la poignée pour qu’elle l’ait en main une dernière fois. Il suppose que si ce morceau de métal est si important pour elle, la petite préfèrera le nettoyer et l’huiler avant que la lame ne soit enfermée dans son fourreau pendant des semaines.

-Mais presse-toi, ton lit t’attend après.

Fait-il en ayant en tête l’étourdissant tour des aiguilles dont aucunes arrêtent et aucun retour n’est permis. Dehors, il fait encore noir. Le gardien n’a pas sommeil et sans doute qu’il va faire nuit blanche…Mais ce n’est pas une raison pour que la fille du patron reste dehors toute la nuit… Bordel, deux ans et le dirlo a pas réalisé qui lui manquait une clé? Le con. Il va falloir vérifier son stock au cas où d’autres se serait permis une petite pige gratuite à l’abri des regards.

Hannah Baskerville

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Dim 25 Juin - 16:46

ft. Caleb Lansky

J'essaie de conserver un regard neutre mais je jubile à l'intérieur, sa punition est presque un cadeau. Quoi de mieux que de nettoyer son endroit préféré ? Bon, c'est vrai que du coup je vais devoir prendre du temps sur autre chose mais au moins je vais pas finir au cachot pour une fois. Pourvu qu'il n'en parle pas à mon père... Sinon le vieux va insister pour que j'aille séjourner au cachot ou je ne sais quoi d'autre encore et franchement je préfère la punition du gardien. Il est vrai que le complexe manque d'entretient, je suppose que le personnel est un peu en sous effectif et puis c'est un endroit immense, deux mains de plus ne seront pas de trop je suppose. Sa proposition suivante me fait clairement écarquiller les yeux, au point que je me dis que je devrais être plus sympa avec les gardes je serais sûrement moins punis, bien que je ne sois jamais vraiment désagréable avec eux, c'est plutôt eux qui cherchent des prétextes pour me punir à tout bout de champs. Je suis contente qu'il propose que je huile mon sabre avant de le ranger et le mieux, c'est qu'il est même d'accord pour que je revienne tous les mois en prendre soin; Avec mon père il n'aurait pas un aussi bon traitement c'est clair.

Lorsqu'il me tend la poignet du sabre je la saisie et en sort la lame, seulement 20 centimètre, ce qui suffit à faire luire la lune sur la surface argentée de l'objet. Les rayons font briller la lame comme jamais, c'est beau et on peut voir le reflet de la lune sur la lame parfaitement propre. On peut voir rien que comme que c'est un travail parfait qui a été exercé. Je me rappelle du jour ou il m'a été offert, je devais avoir 13 ans, mon père commençait à s'aigrir mais il m'avait fait ce cadeau unique pour bonne conduite. Je fixe la lame sentant les larmes me monter aux yeux, elle est le souvenir du époque révolu. Je la remets dans son fourreau d'un coup sec et tourne la tête vers les dortoirs.

- Tout mes accessoires sont dans une boîte dans ma chambre, je peux pas faire ça avec n'importe quoi... Je l'ai huilé il y a une semaine.

Je me racle la gorge et ravale mes larmes, c'est humiliant de se sentir aussi vulnérable, je me sens comme une enfant réprimandée à qui ont supprimerais son jouet préféré. Je lui tend de nouveau le sabre en soupirant.

- Je pourrais venir dans trois semaines pour le faire ? Je ne veux pas risque de réveiller mes camarades de chambre...

Je le regarde avec un demi-sourire, je vois bien au regard qu'il pose sur moi depuis le début qu'il me juge et ça me dérange. Oh je sais bien que je ne suis pas la fille la plus mature coin mais je ne crois pas être la pire non plus. J'essaie la plus part du temps de ne pas causer trop de problème, il est vraie que je ne suis jamais à l'heure en cours, que je fume alors que je ne devrais pas et que parfois je me trouve là ou il est interdis de se trouver, mais quel adolescent ne l'a jamais fait ? Seulement à Baskerville, c'est moi la méchante et tout ceux qui sont comme moi, alors dès qu'on agit en conséquence c'est tout de suite mal vue. C'est le prix à payer pour nos actes, mais franchement ça m'est égal, je ne regrette rien.

- Je dois aller me coucher tout de suite ou il y a autre chose ?

Je n'ai pas sommeil et je suis encore toute chaude à cause de mon exercice, je sais que je trouverais pas le sommeil cette nuit, peut être vais-je attraper un livre et me mettre dans le couloir du dortoir pour lire, je ne sais pas encore...  

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Lun 26 Juin - 15:29
“ Le Kendo, tout un art „
Ft.Rouquin Baskerville

Assurément la punition peut sembler plus séduisante que la corvée de rester dans un cachot à attendre de pouvoir sortir… mais est-ce que cette petite criminelle va être capable de se plier à la responsabilité? Ce n’est pas seulement venir faire le ménage quand elle le veut et pour que ça la convienne à elle… mais il semble que cela n’a pas atteint son cerveau d’adolescente.
Elle montre même de la surprise quand il lui permet de nettoyer son sabre. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle ait laissé son nécessaire dans sa chambre. Il ne voit pas l’intérieur de l’avoir là, surtout si elle cache son sabre ici. Caleb n’est pas idiot, il sait que la petite ne cache pas son sabre dans sa chambre, sinon il y aurait des années qu’elle se saurait fait confisquer son arme.

Elle remet la lame dans le fourreau en faisant savoir qu’elle ne veut venir que dans trois semaines afin de nettoyer le sabre qu’elle vient de se faire confisquer.
Ramenant l’objet vers lui, il a la main au sur le niveau supérieur, mais à quelques pouces de l’ouverture. Il n’est pas un adepte des arts asiatiques, il a bien d’autres choses à faire. Néanmoins, il ne nie pas l’attachement de la demoiselle pour cette passion peu féminine.

Quant à la question de savoir si elle doit aller se coucher immédiatement, le garde ne conçoit pas que la question puisse se poser. Loin d’être un adepte de la pensée « aucune question n’est stupide », il possède maintenant le sabre et la clé. Le plus sage serait de demander à cette gamine si elle n’a rien d’autre à déclarer… mais avec sa chance, elle lui dirait qu’elle a un autre gamin de découpé dans une malle ou un kilo de poudre ou pire, qu’elle est enceinte et veut le garder. Non, mieux vaut éviter le travail supplémentaire et il va éviter la question.

-Évidemment que oui, il te reste 4 heures pour dormir. Demain, à sept heures ils ouvrent les portes du complexe. Mange rapidement et vient ici. T’as qu’une heure avant les cours commencent et c’est mieux pour toi que le personnel d’entretien me donne des bons commentaires sur ton comptes.

Il n’y a pas de demande ou de proposition. Il lui donne les faits et uniquement. Qu’elle dorme bien ou non ne l’intéresse pas. Elle a une corvée à faire. Il en va de même pour la chambre. Si elle n’est pas là quand il regardera, elle se risque une punition d’autant plus forçant et certainement moins bien entourée que les murs du complexe sportifs de l’école.

La reconduisant par la suite jusqu’à la porte du complexe, il referme et barre avec la clé de la jeune Baskerville. S’assurant que la porte est bien enclenchée, il se retourne vers l’adolescente. Si elle est encore là, il lui parle comme à un animal pas très dangereux, mais sauvage et indiscipliné.

-Ouste, directe dans ta chambre. Si tu fais un détour, je le saurais.

Elle a bien agit en lui disant la vérité et lui donnant ce qu’il exigeait. Il ne va donc pas l’humilier à la ramener à sa chambre escorté. Toutefois, il est certain qu’elle voit l’ombre des gardes vérifier à quelques reprises sa présence à partir de ce soir.

Hannah Baskerville

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Mar 27 Juin - 14:25

ft. Caleb Lansky

J'écoute ses instructions avec attention, ça me semble convenable, ni infaisable ni ennuyeux. Je hoche la tête pour lui signifier que j'ais bien compris ce qu'il vient de me dire. Suite à ça il me reconduit à la porte du complexe sportif et ferma avec ma clé, enfin mon ancienne clé du coup. Je le regardais sans rien dire, je ne savais pas si je devais partir ou si je devais l'attendre. Visiblement il n'était pas décidé à me raccompagner jusqu'à la porte de ma chambre. Il me parle comme à un petit toutou, c'est pas méchant, ce n'est pas vexant non plus alors je ne dis rien et sans demander mon reste je file vers le dortoir. Je suis à bonne distance de lui lorsque je me retourne, je lui fait un salut militaire.

- Bonne nuit chef !

Une fois dans la salle commune dont je ferme doucement la porte, j'ouvre la fenêtre et m'allume une cigarette, avant de dormir il me faut ma dose de nicotine sinon je dors mal. Je ressasse les événements de la nuit en ricanant, décidément je l'avais apprécié le chef des gardiens. Il devait être le seul à pas être dans les bottes de mon paternel. C'était sympa de sa part de garder l'arme et de me dire qu'il valait sûrement mieux qu'il la garde. Je lui avait fait confiance aveuglement et visiblement ça avait payé car j'aurais le droit de retrouver mon arme une fois par mois jusqu'à ce que je me barre de ce trou à rat. Je termine la cigarette et jette le mégot par la fenêtre. Je fixe la cour, de nuit elle est éclairée par quelques rares lampadaires mais c'est suffisant pour distinguer les ombres des gardiens ou des gens qui passent. A cette heure là, la cour est parfaitement calme, je distingue vaguement l'ombre du chef des gardiens, je ne sais pas ce qu'il fait, il va sûrement venir vérifier que je dors. je me décide à suivre ses conseils, je monte les trois étages qui me séparent de ma chambre et ouvre la porte doucement. Nélie dort à point fermé, tant mieux je n'ai pas envie de lui donner des explications à cette heure de la nuit. Je met mon réveil pour être debout à l'heure et une fois déshabillée je me faufile sous les draps. Je passe mes bras derrière ma tête en souriant, je crois que mon père ne saura rien de cette histoire, cette pensée m'aide à trouver le sommeil, en quelques minutes je m'endors sans demander mon reste.  

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