Prise la main dans le sac. || PV Caleb || [ The end ♥ ]
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Méora Hérouta

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Sam 24 Juin - 11:26

Cela fait maintenant quelques jours que tu traînes ta carcasse en ses lieux. Tu commences à t’y habituer. Malgré la fatigue qui te ronge petit à petit, tu tiens le coup. Les cours sont assez intéressants pour t’occuper huit heures par jour. Seulement, la solitude qui semble t’entourer de son voile sombre ce fait de plus en plus pesant. Déambulant dans les couloirs, tu remarques que ta santé en a pris un coup. Tu tousses doucement, un début de grippe sans doute. Avec ce corps faible, tu le sais, tomber malade n’est pas rare. Mais là, avec cette fatigue, tu t’exposes à des risques plus grands.

Allant alors prise dans un doute quant à la route à suivre, tu décides qu’un peu d’adrénaline te ferait du bien. Et quoi des mieux que booster son adrénaline que de jouer les pickpockets ? Tu as repéré certain gosse de riche qui se la joue un peu trop. Ce n’est pas la première fois que tu leur fais les poches. Un peu d’argent, une montre, des mots doux. Rien d’intéressant en soi. Mais cela te fait du bien de savoir que malgré ton arrestation et ton enfermement ici, tu arrives toujours à voler sans jamais te faire prendre.

Décidant alors de passer à l’étape supérieure. Tu avais repéré un peu plus tôt dans la semaine, des outils de peinture assez rare et plutôt bons. Tu n'en as pas dans ta chambre d’internat et donc les avoirs seraient un plus pour passer le temps. Titubant en entrant dans la salle, tu te fais aussi discrète que possible, mais avec cette vision floue, c’est difficile de ce concentré. Passant ta main sur tes yeux quelques instants avant de te concentrer.

La nuit venait de tomber, normalement le couvre-feu devrait avoir lieu. Et le bâtiment devrait être fermé. Mais bon, piquer la clé à un enseignant n’est pas la chose la plus compliquée qu’il t’était donné de faire. Ouvrant alors les portes sans la moindre difficulté, tu te faufiles dans cette fameuse salle. Devant cette petite mallette de couleur et de matériel de peinture, tu t’extase. Peut-être un peu trop. Dans le couloir, tu entends des pas. Impossible, on ne peut pas t’avoir déjà repéré ? Te cachant alors sous un bureau, tu attends sagement de plus rien entendre. Soupirant doucement. Tu as chaud, beaucoup trop chaud. Finalement, tu décides de bouger. Sauf que non Méora. Tu aurais sans doute dû attendre. Tu rentres dans quelque chose de plutôt dur, mais chaud. Perdant presque l’équilibre la main sur ton nez qui à cause du choc est un peu douloureux. Un homme sans doute ? Un membre du personnel ? « Merde manquais plus que ça.. » peste tu en silence. Tu sais pas qui est là,T’en sais rien et tu paniques. Ta vision est trop floue et dans la pénombre, tu ne remarques pas grand-chose. Tu laisses partir un claquement de langue, montrant ton énervement. Que faire ? Fuir ? Au risque d’aggraver la chose ? Où bien jouer la victime. Tu réfléchis, mais ça devient plutôt dur. Ton regard et brouillé et lui doit sans doute admirer ton regard vitreux et plein de cernes avec sa lampe qui t'illumine de trop. Un regard las et fatigué, le regard de quelqu'un qui as de la fièvre.

Bonsoir ?

Oui, c’est tout ce que tu as trouvé de plus intelligent à dire, avant d’être prise par une quinte de toux.



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Sam 24 Juin - 18:00


Prise la main dans le sac.

Ce n’est certainement pas les tours de garde qu’il aime le plus faire. C’est long, chiant et le gardien a plus l’impression d’endormir sa vigilance qu’autre chose. Pourtant, il faut le faire. Ici, dans cet institut, où on permet au détenu de se balader. Ce soir, le gardien a le rôle de patrouiller l’aile de classe avec ses collègues. Seul, il écoute la radio quand quelqu’un a besoin d’aide… mais comme toujours, le boitier de communication reste silencieux. Caleb avance donc dans les couloirs où il n’y a que l’écho de ses pas qui rythme sa promenade.

Sa lampe torche à la main, ce dernier reste éteint. Il a pris l’habitude de marcher dans le noir, afin de ne pas avoir besoin de cette torche en cas de problème. Il apprit au cours des années à reconnaitre les ombres parmi de chaque objet normalement présents dans ces corridors éducatifs.
Soudainement, alors qu’il est dans la section des arts, il entend un bruit mou et discret. Normalement, à cette heure, plus aucun étudiant ne devrait être présent. Il n’est pas rare que des pensionnaires outre passe les heures permissent, mais ils vont normalement dans les bois ou dans un coin tranquille pour ne pas se faire attraper… pas dans leur classe!

S’approchant d’une porte dont il a l’impression que… oui, exactement. La porte n’a pas été entièrement fermée. Pourtant, tous les professeurs sont supposés verrouiller les portes à la fin de leurs cours.
Caleb se fait plus discret et ouvre la porte… tout évitant de faire du bruit lors du mouvement des pièces ensembles. À l’intérieur, rien ne bouge. Il va pour partir lorsqu’il entend une très légère, mais pourtant présente, respiration lourde. Le garde s’avance dans la pièce vers le bureau du professeur d’où il croit entendre la source. C’est là qu’il voit une frêle jeune demoiselle sortir de sa cachette.

Le garde la reconnait sans mal, elle est tellement atypique. Peau bronzée et chevelure argentée, on dirait presqu’une de ces fans-girl qui s’habillent et se maquillent de manière excentrique dans la rue. Toutefois, pour la petite criminelle, il ne s’agit aucunement de transformation temporaire, car elle est naturellement ainsi.
La petite cachée finit de sortir de son trou sans même s’apercevoir de la présence du garde alors qu’elle lui rentre littéralement dedans! Ce qui fait penser qu’elle n’est pas dans son état normal. Allumant d’un coup de pouce sa lampe-torche, il la remonte au visage de la demoiselle la lumière pour mieux distinguer les traits.

Elle arrive seulement à dire furtivement un bonsoir. à la vue du visage où une petite pellicule de sueur fait luire la peau, il pense que la petite a peut-être pris une drogue quelconque… toutefois, l’attitude générale et l'absence d'odeur suspecte dément l’hypothèse.


« Oui, c’est ça. Bonsoir. Quel est ton nom? Et qu’est-ce que tu es venu faire ici au milieu de la nuit? »



Levant la main vers elle, il tourne pose sa paume sous le coude de la petite sans lui expliquer pour regarder l’intérieur de ceux-ci. Il ne voit aucune marque récente de piqure. Il va faire de même pour le second côté et il n’y a toujours pas la moindre marque d’injection dernièrement.


« Tu as consommé quelque chose ? »



Il y avait quelque chose, assurément. Le vieux gardien est tellement habitué de voir des gens en état second qu’il pense à l’altération de l’esprit par des moyens chimiques avant même la maladie. Son regard remonte vers les yeux vitreux. Il prend en compte les réflexes lents de la petite fille et il n’oublie pas qu’elle a été trouvée dans un local sombre loin de l’infirmerie.

Méora Hérouta

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Dim 25 Juin - 16:25

Lorsqu’il te prit le coude pour regarder tes bras, tu laissas faire, sans faire de résistance. Toute façon, tu n’as rien à cacher, enfin du moins pas ce qu’il croit. Plissant les yeux à cause de cette lumière bien trop aveuglante, tu réfléchis. Tu n’as jamais été confronté à lui. Que ce soit juste par la parole ou bien pour avoir fait quelque chose de mal. Comment marche-t-il ? Comment vas-tu pouvoir te sortir de là ? C’était une question que tu retournes dans tous les sens. Finalement, il finit de regarder tes bras, ne pouvant t’empêcher de sourire doucement lorsqu’il te posa cette question.

La même chose que vous.

C’était un pari risqué. Jouer avec le feu ne marche pas toujours, un jour ont fini par s’y brûler. Par chance, la mallette de peinture était restée sous le bureau, par précaution, tu l’avais glissé un peu plus loin. Il suffisait de trouver une autre raison de ta présence ici. Quoi dire. Tu cherchas longtemps, mais la fièvre qui, peu à peu te consume, t’empêche de penser large. T’appuyant doucement contre la table, imaginant un instant qu’il ne le remarquerait pas. Voulant donner l’impression d’être toujours cette forte tête qui déambule depuis quelque temps dans ses couloirs. Tu le sais, tu es atypique, il ta forcément reconnu, mais que sait-il de toi réellement ? Outre que le dossier que l’on a sans doute dû donner pour répondre à la curiosité des membres du personnel quant à l’arrivée des étudiants ici.

Je suis clean. J’ai rien consommé à part ce qu’on nous sert au réfectoire.

Que dire que faire, quel chemin prendre. Tout semble allez trop vite, son visage est flou et tu sens des vagues de frissons parcourir ta peau. Regardant un peu autour de toi, voir si un indice ne pouvait pas t’aider à te sortir de là. Tu le fixas alors du regard, avec le peu de lucidité qu’il te reste, tu lui parles calmement, avec ta voix douce et mielleuse, bien que fatigué et plus lente qu’a la normal.

Je sais ce que vous pensez. Une fille seule dans les bâtiments. Elle a surement volé quelque chose. Ou bien, elle se drogue. Pouvez me fouiller, vous constaterez que je n’ai même pas de poche, donc je peux rien cacher. Sauf dans ma culotte. Voulez vérifier ?

Un petit rire de défis raisonna dans la pénombre de la salle de classe. C’est vrai que pour le coup, tu n’étais pas habillé chaudement. Un petit chemisier en haut, la fameuse jupe qu’on t’a donné de porter, des collants et bien sûr, tes sous-vêtements. Ta main vient ce posé doucement sur ta tête avant de la reculer vivement, tu étais chaude. Du moins, tu en avais la sensation. « Quelle nouille d’y être allé dans cet état… ». Prise d’un vertige tu t’accroche à la table qui te soutient. Finalement, tu te relèves, non sans mal pour marcher un peu. Comme s'il t’avait donné le droit de partir sans rien en retour.

Bon, on ne va pas rester ici j’imagine, sauf si vous aimé les endroits lugubre…

Tu tentes tant bien que mal de paraître normal, mais ton jeu ne peut tromper personne. Tu évites les questions, ton but était la distraction, tu ne voulais pas qu’il te demande comment et pourquoi tu es ici, jusque-là ça marche plutôt bien. Mais tu doutes qu’il soit si naïf, tu le vois à son regard. Il est aussi méfiant que toi dans tes moments de lucidité. Et avant que tu puisses dire quoi que ce soit d’autre, tu heurtes quelque chose, mais cette fois ce n’est pas un humain, plutôt un meuble. Poussant un petit soupir, enchainant un claquement de langue. Tu t’énerves, tu sens bien que la situation t’échappe et tu t’en veux. Prise la main dans le sac aussi bêtement. Ton frère se moquerait sûrement de toi. Puis ton corps devient lourd et tu t’écroules à genou sur le sol. Ta respiration est forte, ton cœur s’affole. Tu cherches de quoi te raccrocher. Avant de parler tout doucement…

J’me sens pas bien… Du tout…




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Dim 25 Juin - 18:25


Prise la main dans le sac.
La p’tite argentée se permet de faire de l’esprit aux questions du gardien. Caleb a les traits qui s’endurcissent. Il n’a pas le goût de rire au milieu de la nuit avec un enfant qui a du mal à se tenir debout. L’homme de sécurité n’a nullement l’intention de plaindre l’état de la demoiselle. Il la juge assez vieille pour prendre ses responsabilités et éviter de se retrouver dans cet état et dans ce lieu.
Il pense fortement que cette semaine, c’est les cons qui s’enchainent. Il y a deux jours il trouve la fille du directeur dehors pendant la nuit, hier s’était un gamin coincé sur le toit et aujourd’hui c’est le gros lot des blessures en tout genre.

Bon, visiblement la petite se permet de faire des blagues en disant qu’elle fait la même chose que lui et que les raisons pour lesquelles elle est là c’est les mêmes que Caleb. Elle a même eu le culot de l’inviter à la fouiller. Visiblement, elle n’est pas au courant qu’il pratique cela sans gêne peu importe l’âge de son détenu.


«Ah ouais? Il me semble pas qu’on a des gadins de point plume dans nos rangs… t’as l’air d’aller assez bien pour dire des conneries. »


Le pire, c’est qu’après elle se permet de partir comme une fleur. Comme s’il allait la laisser faire, il marche derrière elle et il est sur le point de l’attraper quand elle fonce dans un meuble. Ce qui fait arrêter le gardien net. Elle n’a pourtant pas l’air saoul la puce, mais elle agit comme. Le pire est qu’elle a le même degré de réflexion.

Passant sa main sur son visage le gardien vient de voir la petite tomber à genou. Là où d’autre se presserait avec empathie vers elle, le gardien se retient de ne pas juste la laisser derrière. Bon, il est payé pour s’occuper d’eux, ça joue.
S’approchant, il s’arrête au niveau de la gamine. Il met un genou au sol et pose la main sur l’épaule de la demoiselle. En faisant cela, il crée le contact, mais aussi il calcule mentalement la vitesse de respiration de la gamine légèrement habillé. Il a l’impression que la température de la peau de l’étudiante est encore très haute.


«Tu m’en diras tant… Tu sais ce que t’as? »


Il va l’écouter si elle a quelque chose d’intéressant à dire. Par la suite, il va prendre sa radio de poche pour communiquer avec son équipe. L’appareil de couleur noir est aussi grand que sa main et sort directement d’une des nombreuses pochettes qu’il a sur lui.
En parlant, il s’est naturellement redresser et sans s’en rendre compte, il regarde autour de lui à nouveau. Ce genre d’acte est de la pure méfiance et vigilance acquises avec les années.


«Ici Caleb, j’ai une gamine en mauvais état ici… Elle fait de la température, mais il y a aucun signe de consommation. Fait signaler la section des soins. »


Quelques secondes par la suite, la voix déformée d’un autre homme se fait entendre à travers un son d’interférence constant. Cette fois est celle d’un homme adulte et sans doute celle d’un gardien dont il est impossible pour la jeune fille d’identifier la personne.
Cependant, le chef des gardes y arrive sans mal, mais ce n’est pas à cause de la piètre qualité de la transmission, mais simplement parce qu’il sait qui répond normalement sur cette ligne.


«Hey, l’infirmière de garde cette nuit est encore en forêt. L’ambulance n’est toujours pas arrivée pour les deux qui se sont brisé la jambe. Elle ne répond pas quand on tente de l’appeler.»


Furieux, Caleb a hâte que cette nuit se termine. Il savait que l’ambulance avait été appelée, mais s’était il y a plus de 30 minutes! Entre temps, à l’institut, ils n’ont pas d’autres infirmières. Il n’y a donc pas le choix et il sait qu’il va devoir se débrouiller autrement.


«Envoyez quelqu’un sur place pour vérifier et prévenez-moi dès que vous l’avez rejointe.»


Se retournant vers la demoiselle, il prévoit de l’amener dans un lieu plus adapté à l’état de l’étudiante. Il courbe un peu plus le dos pour tenter de voir le visage et les yeux. Il doit s’assurer qu’elle comprenne ce qu’il va lui dire.  


«On va à l’infirmerie, tu vas être capable de marcher ? »


Si elle ne répond pas dans la prochaine minute, il s’occupera du transport jusqu’à la salle des soins. Sans doute que cette manière ne va pas plaire à la gamine. Qu’importe, pour l’instant il attend de voir si elle va être capable de répondre

Méora Hérouta

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Dim 25 Juin - 19:45

C’est lorsqu’il te touche que ton esprit cède. Tu ne sembles plus d’envie de jouer, ni de réfléchir. Tu cherches à te défaire de sa main, de son empoigne. Seulement, elle est grande et semble avoir une puissance qui te fait des sueurs froides. Tu te dégages de lui, en rouspétant. Avant de te convaincre que tu n’as pas besoin d’un rustre pour te venir en aide. Cherchant à te relever, tu comprends bien vite que c’est peine perdu. Toussant alors à nouveau, tu l’écoutes parler. Sur un air ironique, tu lui réponds plutôt brusquement.

Oh bah probablement l’envie de dormir en ce lieu si… Atypique !

Tu voudrais rajouter une insulte, mais une quinte de toux te stoppe. Heureusement d’ailleurs. D’après ton analyse, c’est le type d’hommes qui fait mur face à tout ce qui pourrait arriver. Tu es même sûr que si tu crèves ici, il ne réagirait pas plus que ça. Cherchant les raisons dans ta tête, tu l’écoutes parler dans sa radio. Ah, mais où est ton frère qui te sauve de chaque situation. C’est toujours lui qui venait te chercher quand tu avais une poussée de fièvre. D’après ce que tu comprends l’infirmière n’est pas là. Quelle plaie. Passant la main dans tes cheveux, tu t’adosses lentement contre le meuble, avant de te mettre à trembler. Foutu vie. Tapant alors ton poing sur le sol. Histoire de retrouver les idées claires, tu cherches au fond de toi une source de calme. Respirant alors lentement, la bouche ouverte. Tu as tellement l’impression d’être les chiens en pleine canicule. Mais trêve d’image, tu t’aides du meuble pour te mettre sur pied. Balayant d’un signe de main les bavardages de l’homme. Tu n’as pas envie de parler, juste de hurler. Mais tu te retiens, comme depuis toujours. Marchant alors un pas après l’autre vers la sortie.

Je n’ai pas besoin de votre aide, ca’ptain.

Tu rigoles lentement, mais au fond, tu te rends bien compte que ce n’est pas le moment de refuser une main tendue. Mais de lui ? Hors de question. Tu lui lances un regard furieux. Comme si ça va aider ton cas. Au pire, tu t’en fiches de ce qu’il se passera demain. Finalement, tu trébuches à nouveau. Pas sur un meuble, juste parce que tu es trop fatiguée. Tu pestes, insultant ce qui passe à tout-va. Pourquoi toi, qui n’as rien demandé au monde, es si faible. C’est d’un chiant. Finalement, tu le regardes. Fallait-il qu’il t’aide ? Hors de question, même si il fallait aller à l’infirmerie en rampant ! Tu te relèves à nouveau, quelque part ça te fait rire, tu dois certainement mettre sa patience à rude épreuve. À le regarder, il te fait un peu penser au mec qui débarquant un soir chez toi a pris tout de ta vie d’avant. Tu le pointes alors du doigt, avec ce regard mauvais.

C’est de votre faute… C’est vous qui avait ruiné ma vie, je vous déteste !

Ça y est ! Tu perds la boule, la fièvre a atteint un câble de ton cerveau le faisant dysfonctionner. Tu lui adresses alors des mots qui n’ont peut-être pour lui aucun sens. Mais toi, tu vides quelque peu ton sac, le tapant s’il ose s’approcher de toi. Sans vraiment t’en rendre compte. Tremblante et en sueur, tu sens ton corps devenir si lourd, qu’il est difficile de le tenir debout, finalement, tu chutes. L’ombre s’abat sur tes paupières, la respiration saturée les larmes coulant sur tes joues. La fièvre a réussi à t’abattre. Perdu dans tes songes cauchemardesques, tu murmures le nom de ton frère, des excuses. Au final, tu n’es qu’une enfant ayant grandi trop vite.




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Lun 26 Juin - 16:17


Prise la main dans le sac.

Le gardien ne va pas voir sous le bureau d’où la demoiselle atypique venait de sortir. Il n’a pas l’intention de fouiller la classe non plus. L’état de cette gamine risque de lui causer assez de travail comme cela. En plus qu’elle ne semble pas vouloir prendre ses responsabilités, la petite fait à sa tête et joue les mules. Elle tente même de parler pour dire sans doute encore plus de chose Ô combien inintéressantes, mais une quinte de toux l’en empêche.


« Je vois… »


Elle tente de se lever et elle n’y arrive pas, alors que le gardien se met sur ses pieds dans un mouvement souple et rapide. C’est une danse disgracieuse qu’elle montre au gardien qui la voit sans vraiment s’en soucier. Il parle à la radio alors qu’elle s’entête à se mettre debout ou à se relever après une chute. Elle n’ira pas loin, Caleb a le temps de donner ses ordres et d’écouter ce qu’on lui dit… évidemment, il écoute ses collègues, pas l’enfant. Depuis le début, elle n’a pas montré de capacité à coopérer ou de même de gain à le faire.

Pendant qu’il serre sa radio, sentant maintenant le poids de cette dernière dans la poche prévu à recevoir l’objet, il sent le froid dans le vent qui tambourine aux fenêtres. Le jour, il fait tellement chaud que lorsque vient la nuit, l’écart de température crée des forts vents. Par la pression sur un bouton, il éteint la lampe de poche. Comme si la lumière n’avait jamais été là, les ténèbres apparaissent et envahissent l’espace. Soudain, il se fait accuser et pointé du doigt. Il n’en relève pas la tête, regardant pour placer la lampe torche et à l’assurer avec un velcro. C’est seulement lorsqu’il a fini qu’il redonne de l’attention à la maladive et qu’il s’avance vers la fillette.
L’obscurité à beau régner dans la pièce, Celabl n’a aucun soucie à voir la silhouette de la petite malfaitrice. Surtout qu’elle semble avoir du mal à rester sur ses jambes et qui lui paraissent étonnement faible à cet instant.


«On va à l’infirmerie gamine»


Si elle ne coopère pas et continue à avoir des discours sans logique, il va venir l’attraper par la taille et la jeter sur son épaule. Il espère qu’elle ne lui vomira pas dessus, mais ça ne serait pas la première fois dans sa carrière. Les petits, ayant abusé de la fermentation de fruits ou de noix dissimuler ou s’intoxicant à n’importe quelle stupidité, ont tendance à être souffrants à la moindre secousse.
Si elle accepte de marcher dès le début, il va lui laisser le temps d’avancer afin qu’elle atteigne l’infirmerie. En 8 minutes de marche rapide et surement un quart d’heure pour marcher au rythme d’une malade, ils pourront atteindre la bonne pièce afin de pouvoir s’occuper de la santé de la gamine à la peau foncée.

Ouvrant la porte avec ses clés, il va rentrer dans cette grande pièce vide et se diriger directement vers la salle de bain. Sur les dalles froides du plancher, il dépose la petite jugée par le système de justice.


«T’as deux minutes pour enlever tes vêtements. Après, c’est sous la douche»


Prêt à quitter la pièce, sans fermer la porte et s’assurer qu’elle ne fuit pas, il va s’installer le dos contre un mur. Surveillant du coin de l’œil, il vient à sortir un bout de papier blanc et pâle. Ce dernier sera l’enveloppe de la cigarette qu’il compte rouler tranquillement… Mais peut-être n’en aurait-il pas le temps.

Méora Hérouta

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Lun 26 Juin - 17:25

Finalement, la folie qui semble avoir pris le dessus ne semble pas le déstabilisé. Tu aimerais bien savoir, quand tu seras plus lucide pour faire une phrase qui a du sens, quel genre de personne renferme ses lieux. Mais là tout de suite, tu n’as pas tellement le temps d’y songer. C’est alors avec force que tu te sens comme soulever du sol. Par réflexe, tu t’accroches à lui, à sa chemise de travail, serrant de tes petits doigts sur lui. Il te soulève comme un sac à patates et tu ne fais pas la maligne. Tu marmonnes toujours dans ton coma éveillé. Il arrive finalement à te déposer sur un sol froid qui te fait grimacer. Tremblante encore, tu t’exécutes. Tu cherches même plus à te défendre ou autre. Sur le sol, tu déboutonnes ta chemise, la laissant tomber sur le sol pas trop loin de toi. Tu retires aussi ta jupe. Non sans mal, râlant sur la fermeture que tu trouves trop chiante. Non décidément, tu ne l'aimes pas cet uniforme.

C’est les collants qui te posent le plus de soucis. Le cul sur le sol froid tu te débats avec ces fins tissues. Finalement, tu arrives à t’en débarrasser et jetant un regard sur le lieu, tu comprends qu’il ta mise dans une salle de bains. Bon choix. Se hissant pour entrer dans la douche toute seule elle allume l’eau. Non sans tomber sur la froideur du jet qui lui fait pousser un cri presque de douleur. Finalement, à genoux dans la douche, en sous-vêtement, la tête relevée, tu arrives à te détendre. A retrouver les idées claires également. Ta peau frissonne, mais tu te sens mieux. Ta tête tourne, mais la nausée ne vient pas.

Tu jettes un coup d’œil derrière toi, est-il toujours là ? Probablement. Tu pousses un gros soupir. Tu l’entends à peine, tu ne sais pas trop ce qu’il fait. Tu admires ton corps, avec la couleur de peau, on remarque bien ce tatouage en blanc qui longe ton corps devant et derrière. Tu trembles, mais tu sembles ressentir ton corps moins lourd, moins engourdi. Cependant toujours dans cette espèce de brouillard. Tu attends sagement qu’il agisse. Que va-t-il te faire ? Te dénoncer ? Pour dire quoi ? Qu’une malade se promène la nuit ? Quoi que c’est un peu ce que tu es.

Finalement, tu te mets face à la porte, ou du moins, tu te mets bien pour voir l’entrée de la porte, les idées plus claires tu rumines, présenté tes excuses ? Pas question. Mais dans un moment pareil ne faudrait-il mieux pas ?

J’suis … Désolée des propos que j’ai pu dire toute à l’heure, je n’étais pas vraiment moi-même.

Ta voix est plus douce, plus posé. On sent clairement que tu as retrouvé tes esprits. Maintenant quels sont tes choix, tu poses ton dos contre le mur, laissant l’eau ruisseler sur ton corps, cela avait l’air de peu, mais le bonheur de ressentir la maitrise de ton corps te soulage.

Je suis Albinos, je sais que ça ne se voit pas avec ma couleur de peau. J’avoue ne pas savoir pourquoi c’est ainsi j’suis pas scientifique.

Tu lui parles, tu ne sais même pas s'il t’écoute, mais tu lui adresses quand même un bout de ta vie. Ça n’excusera pas tes actes, mais il n’a pas l’air d’avoir compris pourquoi tu es ici. Alors autant jouer les innocentes jusqu’au bout.

Du coup j’ai la santé assez faible, je tombe souvent malade. Depuis quelque jours je dors plus, je mange à peine et je suis exploser au soleil plus d’heures qu’il ne faudrait avec ma maladie. Du coup je suis sans doute tombé malade.

Tu tousses un peu, fermant les yeux, ta même pas envie de voir sa tronche, il te rappel trop les flics qui ont débarqué chez toi pour t’arracher à ton petit bonheur. Mais bon, il t'a choppé, au fond ce n’est pas tellement de sa faute, mais de la tienne.

Je ne me sentais pas bien à l’internat, j’avoue que je ne sais pas trop pourquoi je suis venue ici et pas dans une des pioles des surveillantes. J’avais besoin d’air. Puis je me suis paumé ici. J’voulais des cachets pour la fièvre…

Tu poses ta tête dans le creux d’une de tes mains, te recroquevillant sur toi-même. Tu soupires, tu te sens fatigué. Et ta tête tourne, la température ne semble pas vouloir passer. Puis le silence, juste le bruit de l’eau froide coulant sur ta peau.



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Mar 27 Juin - 5:04


Prise la main dans le sac.

Roulant les herbes dans le papier, pour mieux écraser les feuilles, il vient lécher le bord du mince papier. Il fait tourner entre ses doigts la clope qui doucement prend forme. Pendant ce temps, il entend la demoiselle parler dans la salle de bain. Caleb n’a pas fermé la porte et derrière la voie, la pluie de la douche continue.
Le gardien se dirige vers l’ordinateur, alors qu’il peut entendre le son du fracas des gouttes changer au rythme des mouvements d’un corps dans la douche. Il se met à pianoter sur les touches du clavier. Il entre son nom d’utilisateur et son mot de passe afin d’accéder à des fichiers médicaux. Il n’en comprend pas tout, loin de là, mais il s’assure d’une seule chose : la gamine à la peau balzane n’a pas d’allergie.

Une fois cela fait, il ferme son compte et l’ordinateur, Il peut l’entendre lui dire qu’elle tombe souvent malade. Caleb pense que si c’est le cas, elle devrait faire plus attention et ne pas aller fuguer dans les classes là où elle pourrait être retrouvée que le lendemain matin.
Grace à ses clés il peut ouvrir l’armoire à pharmacie. L’institut s’est doté d’un système plus solide après le cambriolage de narcotiques de l’an dernier. Crétin d’ado. Alors qu’il sort des cachets contre la fièvre, il peut entendre l’argentée lui en demandé. Il n’a rien dit durant les monologues de la petite et ne répond toujours pas. Cependant, le bruit des pas, des armoires qui s’ouvre et du robinet fait acte de présence de la part de l’employé de sécurité.
Il ferme le robinet près des lits de repos, lorsque le verre contient suffisamment d’eau. Prenant par la suite la direction de la salle de bain, la demoiselle a cessé de parler depuis quelques minutes. C’est après avoir rentré dans la salle de bain qu’il constate qu’elle s’est repliée sur elle-même tout de la douche tout en laissant couler l’eau.

De sa main qui tient le verre d’eau, il ferme la conduite d’eau pour cesser de perdre le liquide inutilement. Elle a assez eu d’eau sur elle pour qu’elle commence à se refroidir. Il faudra peut-être recommencer au cours de la nuit, mais rendu là, Caleb espère que l’infirmière sera revenue.
Se retournant vers la malade, l’homme brise le silence sans la moindre pitié quand sa voix diriger vers la jeune s’adresse à elle. Moins sec que dans la salle de classe, il n’y a cependant aucun attendrissement pour elle.


« À ce que je comprends, après des jours de malaise et aussi que tu es habitué de tomber malade…Tu attends la nuit pour aller te chercher des cachets. C’est sûr qu’en allant les chercher dans une salle de classe barrée dont tu as dû te fournir les clés, surement sans l’accord du professeur, les autres vont penser que c’est une réaction normale. Tu te rends compte combien c’est logique ce que tu dis? Si tu veux pas me dire pourquoi tu es rentré là-bas, bien. Mais au moins n’essaie pas de me mener en bateau… Surtout quand t’as pas les idées claires»


Il n’avait pas insisté ou fouiller pour savoir ce qu’elle faisait là. Peut-être cherchait-elle à finir un projet ou à écouter de la musique. Il se peut aussi qu’elle cherchait à piéger quelqu’un ou venir chercher un objet qu’elle avait caché dans cette classe… mais le gardien ne cherche pas à le savoir.


«Avale ça et sors de là »


Venant tendre le verre et les deux cachets contre la température, le gardien attend qu’elle les prenne. Si elle ne le fait pas, il va insister, mais pour l’heure, la p’tite semble vouloir ces médicaments.
Il se détourne par la suite, une fois qu’elle a pris ce qu’elle devait. Il vient à côté d’une penderie et l’ouvre. Les années d’humidité de la salle de bain à endommagé les pentures et le meubles pleure dans un crissement bas, perceptible pour ceux qui écoute sa plainte aigue. L’adulte lève alors le bras et atteint les longues serviettes. Il en prélève une, la première sur le bord. Refermant les portes, il revient vers la douche et met sur la cuvette ce qu’il vient de chercher.


«Ne t’habille pas, prend juste une serviette et tu viens te mettre au lit ici. »


Il faut baisser la température de la criminelle, alors elle va dormir avec le strict minimum. S’ils ne se disent rien de plus, il quittera la pièce pour aller vers les lits de repos. Là, il choisit celui le plus proche de la fenêtre fermée et retire tous les draps servant à s’abriter pour une nuit chaude et confortable. Il n’en laisse qu’un, le plus léger et petit. Il n’est pas infirmier, mais il a bien conscience que la température peut rapidement être néfaste. .
Par la suite, c’est un tout autre objet dont il se met à sa recherche… après quelques minutes, il le trouve. Ce petit outil est aussi petit qu’une paume de main d’un enfant, mais contient une aiguille. Il change justement cette dernière, au cas où, et va s’asseoir près du lit pour attendre la mouillée. Quand il la voit, il lui fait signe de s’asseoir sur le lit désarmé de ses draps.


«Donne ta main. »

Méora Hérouta

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Mer 28 Juin - 0:42

Tu souris un peu à sa remarque, c’est vrai que dis comme ça l’excuse tombe à l’eau avec tellement de ridicules. Pourtant, tu t’y accroches. Comme si avouer que voler, c’était comme retombé dans ce qui t’a amène ici il y a quelque temps. Pas question. Tu n’es pas comme eux, pas une petite délinquante de quartier des riches, même si au fond, tu ne connais personne ici, tu les juges sans même savoir qui ils sont. C’est assez bas venant de toi. Ces agissements sont le fruit d’autre chose. Tu voles pour survivre. Tu voles pour pouvoir être un peu comme les autres. Tu voles pour le plaisir d’organiser l’action. Il faut bien l’avouer, tu aimes ça voler, avoir l’adrénaline de pouvoir, te faire, chopper dans l’action. Bien sûr, tu en profites plus quand tu es en pleine forme. Là ? C’est juste dégueulasse comment tu as a agis. Tu voulais probablement occuper ton esprit rongé par cette solitude. Tu n’as plus envie de parler. Alors tu lui expliques par la langue des signes. Combien de chance y a-t-il pour qu’il comprenne ? Probablement aucune.

Par la gestuelle, tu t’exprimes, l’insultant au passage, le pauvre, il n’a rien fait a par son job. Cet air hautain qu’il dégage t’irrite. Est-ce l’impression qu’ont les autres avec toi ? Quand de ton regard vide, tu les observe et juge ? Probablement. Tu te rends compte alors qu’il avait fermé la vanne de l’eau. Tu râles un peu, l’eau sur ton corps avait un effet apaisant. Tu fixes le verre et sa main qu’il te tend avec toute la grâce d’un détenu à qui on aurait forcé de rendre tout ce qu’il a volé auparavant. Tu les prends avec douceur, avalant le cachet sans te méfier. Au pire, ton existence cessera ce soir, au fond, tu penses qu’il en serait mieux ainsi.  

Tu le suis des yeux, finissant ton verre juste la dernière goutte. Une serviette. Tu as tellement envie de te rouler dedans. Si ton frère était à tes côtés, il te l’aurait enroulé autour de ton corps tremblant te berçant lentement jusqu’à que tu t’endormes. Mais il n’est pas là. Tu ne te poses même pas la question de demander à le faire venir, tu en connais déjà la réponse. Soupirant doucement, tu lèves ta carcasse avec la lenteur d’un escargot. Mais tu n’y peux rien, ça t’énerve même, tu aimerais aller plus vite pour t’enfuir, allez plus loin, fuir au bout du monde, fuir pour vivre tranquillement avec ton frère, sans te soucier des codes moraux d’une population endoctrinée par des étiquettes qu’on colle dès la plus tendre enfance.

T
u restes silencieuse, malgré les petites toux qui viennent rompre de temps à autre ce moment calme, pourtant l’ambiance n’est plus aussi tendue qu’avant. Sans doute un pas de plus dans la progression de crées des liens avec des gens atypiques. Une fois debout, tu attrapes la serviette pour cacher ton corps séchant rapidement tes cheveux sans vraiment y faire attention. Là tout de suite, tu as froid et la serviette apporte un peu de chaleur. Tu fixes l’homme qui ne cesse de bouger. Une légère odeur de tabac te fait grimacer. C’est une odeur que tu n’arrives pas à accepter, elle te fille la nausée. Tu n’aimes pas les fumeurs, tu trouves cette drogue bien trop encombrante. T’adossant sagement contre le contour de la porte de cette salle de bains, tu fermes un peu les yeux. La serviette sur tes épaules. Tu la tiens bien des mains. Pas pour cacher ton corps, tu n’en as pas honte et le montrer a un parfaite inconnu n’est pas si nouveau pour toi. Même si personne d’autre que ton frère la toucher. Lui et le tatoueur.

Tu t’avances sur le lit qu’il t'a préparé, tu le regardes avec un peu de surprises. Tu ne t'attendais pas a ce qu’il soit aussi, paternel, est-ce le bon mot, disons doux. Tu rigoles un peu cachant ta bouche a l’aide de ta main frêle. Marchant alors vers lui t’installant sur le lit. Tu voulais te laisser tomber dedans, mais tu prends la décision de t’asseoir. En face de lui, tu le fixes avec son appareil qui de ce que tu vois possède une aiguille. Tu peux t’empêcher te faire une remarque lorsqu’il demande ta main.

Je suis clean j’ai dit, je n’ai rien consommé à part les cachets que vous venez de me donner… En plus, je ne suis pas diabétique. Sinon, ce serait indiqué dans mon dossier

Tu hausses ton sourcil, laissant tes jambes pendre avant de finalement lui donner ta main gauche. Surveillant les moindres mouvements de ce dernier. Frissonnant lorsqu’il touche ta peau. Tu l’admires alors de plus près, ses traits sont durs, sévères serais plus juste. Combien d’années était-il ici ? Sans doute assez pour voir le fond de ce qu’est capable l’humanité. Surtout les jeunes. Tu le fixes de ton regard vide d’émotion, non pas à cause de ta maladie, mais parce que tu t’évades un peu. C’est sans doute con, mais tu as toujours essayé d’imaginer ton père inconnu. Bien qu’à l’aide des traits d’Ahra, tu peux en deviner un peu, mais tu le pensais un peu comme lui.

C’est quoi votre prénom ? Enfin, votre nom. Je ne connais pas encore bien tout le monde dans l’établissement. Qu’avez-vous fait pour finir dans ce trou aussi paumé ? Sans doute des choses que votre karma ne peut pardonner ~

Il faut bien mettre un nom sur ce visage qui, sans nul doute, va croiser ta route bien souvent. Tu rigoles un peu pour l’histoire du karma, même si toi, tu y crois. Le karma équilibre les choses. C’est indiscutable. Comme ta présence ici pour les crimes commis.



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Mer 28 Juin - 5:09


Prise la main dans le sac.

La petite ne fuit pas et ne sursaute même pas lorsque l’aiguille perce sans pitié la peau sensible. Puis, lorsque la saignée est finie, elle ne fait que lécher son doigt. Le gardien, quant à lui, se recule pour atteindre le bac d’aiguilles souillées. Il jette celle utilisée et revient ensuite à ses affaires. Donnant un message simple pour leurs possibles futurs rencontres : Que ce soit plus discipliné et dans la légalité. Malgré la confirmation de la gamine, l’adulte éprouve de la difficulté à la croire. Peut-être va-t-il s’avérer que son impression est fausse… du moins, l’espère-t-il.

Entre deux grognements d’estomac trop longtemps boudé, il peut entendre la voix de l’adolescente lui expliquer qu’elle est en « mode survie ». L’ancien militaire n’a pas du tout la même version que la malade mangeant du chocolat sur la définition du « mode survie ».
Il n’en dit rien et va à la fenêtre à quelques mètres du lit. Il l’a déjà ouverte pour laisser entrer de l’air, mais il le fait encore un peu plus. Il ne la regarde plus, alors qu’elle lui dit qu’il peut « quitter ». Oui, les enfants d’ici pensent que le personnel est là pour les servir. Ce comportement, ce n’est pas différent de la prison. Caleb croit qu’elle est en train de s’endormir, alors il la laisse faire. Accoté à côté de la trappe aux grillages d’acier. Il va prendre la clope qu’il a roulée plutôt à main. Il ne l’avait pas encore fumée, parce qu’il sait à quelle point l’infirmière déteste quand il fait cela dans l’infirmerie.

Alors qu’il cherche à retrouver son carton d’allumette et les 57 petits bâtons de feu restant, il entend la gamine parler. Finalement, elle ne dort pas. Pendant un instant, il ne dit rien. Pensant vraiment rester muet, amis au final non.


«Qu’est-ce que t’en pense? »


Fait-il alors qu’il craque le petit bout de carton et que la flamme surgie au bout. Approchant la cigarette faite maison de ses lèvres qui l’attrapent, il brule ensuite la décoction maison de poison. Aspirant un premier coup pour assurer le feu, il fait rouler cette fumée lourde dans sa gorge. Il peut sentir l’odeur brulée lui remonter dans le nez. Un goût de terre chaude et humide, mélangé à une cannelle fraiche. Nulle part ailleurs dans ce pays il ne peut s’en fournir d’aussi bonne.


« Endors-toi »


Il n’a aucun espoir qu’elle obéisse. Si elle le fait, cela sera surement dû à de l’épuisement. Pourtant, ça serait plus simple… il n’y aurait plus qu’à attendre une petite dizaine de minutes et l’infirmière prendra le relais. Il suffit ensuite à Caleb d’aller faire sa patrouille et dans quelques heures, il va pouvoir retourner dans ses appartements pour se servir un verre au doux goût de crème et d’houblon.
L’odeur de sa cigarette va principalement sortir via la fenêtre, mais une partie reste dans l’infirmerie.

Méora Hérouta

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Mer 28 Juin - 10:51

Tu ne réagis pas quand l’aiguille perce ta peau pour te faire saigner. Tu le regardes faire, les yeux rivés sur la main. Il est chaud. Cette chaleur humaine te manque, ton frère te manque. Tu le laisses faire regardant ton sang sortir dans une petite bulle parfaite. Il l’essuie trois fois avant de prendre la quatrième goutte. Tu trouves ça amusant. Une fois qu’il a fini tu portes ton doigt à ta bouche, suçotant comme une enfant. Le goût de fer te vient en bouche. Ce n’est pas un goût que tu détestes, loin de là, mais ce n’est pas ton préféré non plus. Finalement il reprend la parole. Caleb Lansky. Tu le notes dans un coin de ta tête.

C’est charmant.  J’y compte bien Mr le garde.

Tu retires le doigt de tes lèvres le suivant du regard, étirant tes jambes et ta nuque que tu masse doucement de ta main valide. Le croiser souvent ? Tu en as bien l’intention, tu vas devenir sa pire ennemi, du moins pas méchamment, mais avec lui, tu le sens, tu vas pouvoir t’occuper plus sérieusement. Il n’a pas l’air débile et semble jouer un rôle sous un masque. Finalement, il revient avec cette barre chocolatée. Hum, Chocobulle ? Jamais vu, analysant alors le paquet, tu le remercies de ta voix douce. Ouvrant le paquet avant de sentir ton ventre gargouiller. Tapotant dessus comme pour lui dire que ça vient.

Hum, depuis que je suis ici je pense. Enfin non, depuis qu’on s’est introduit chez moi pour venir me foutre ici. Que ce soit le sommeil ou la nutrition, on peut dire que je suis en mode survie.

Portant à ta bouche la barre chocolatée que tu dévores lentement, tu penses au bon repas que ton frère te faisait. Celui près de la cheminée. Toi, tu es nulle en cuisine. Si tu sors vivante de là, c’est déjà pas mal ! Mais lui, lui, il est bon, il aurait pu sans doute devenir cuisinier, mais non, il a choisi dealer. Tu pousses un soupir. Finissant alors ta barre, tu t’allonges sur le lit, laissant tomber la serviette qui a su finalement sécher ton corps. Tu fixes le plafond en poussant un nouveau soupir.

Je pense que vous pouvez partir, je ne risque pas de me tailler les veines avant l’arrivée de la charmante maitresse de ses lieux. Plus besoin de me materner.

Tu lui adresses un sourire franc suivi d’une bonne rigolade. Rire, depuis combien de temps n’a-tu pas ri de bon cœur. Finalement, tu te frottes les yeux. Séchant les larmes qui commencent à monter l’air de rien. Ne craque pas. Pas maintenant, il va te prendre pour une fille faible, une fille qui vaut moins que les autres ici. Même si probablement, tu es aussi bas dans son estime qu’une miette de pain qu’il balaie d’un revers d’une main. « La prochaine fois, je ne serais pas aussi faible, Lansky, et j’aurais tout ce que je désire ici sans la laisser la moindre trace » murmures-tu dans un coin de ta tête. En attendant, tu relâches tes yeux, les larmes ne semblent plus vouloir venir et tu te sens mieux.

Encore là ?



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Jeu 29 Juin - 4:41


Prise la main dans le sac.

La petite ne fuit pas et ne sursaute même pas lorsque l’aiguille perce sans pitié la peau sensible. Puis, lorsque la saignée est finie, elle ne fait que lécher son doigt. Le gardien, quant à lui, se recule pour atteindre le bac d’aiguilles souillées. Il jette celle utilisée et revient ensuite à ses affaires. Donnant un message simple pour leurs possibles futurs rencontres : Que ce soit plus discipliné et dans la légalité. Malgré la confirmation de la gamine, l’adulte éprouve de la difficulté à la croire. Peut-être va-t-il s’avérer que son impression est fausse… du moins, l’espère-t-il.

Entre deux grognements d’estomac trop longtemps boudé, il peut entendre la voix de l’adolescente lui expliquer qu’elle est en « mode survie ». L’ancien militaire n’a pas du tout la même version que la malade mangeant du chocolat sur la définition du « mode survie ».
Il n’en dit rien et va à la fenêtre à quelques mètres du lit. Il l’a déjà ouverte pour laisser entrer de l’air, mais il le fait encore un peu plus. Il ne la regarde plus, alors qu’elle lui dit qu’il peut « quitter ». Oui, les enfants d’ici pensent que le personnel est là pour les servir. Ce comportement, ce n’est pas différent de la prison. Caleb croit qu’elle est en train de s’endormir, alors il la laisse faire. Accoté à côté de la trappe aux grillages d’acier. Il va prendre la clope qu’il a roulée plutôt à main. Il ne l’avait pas encore fumée, parce qu’il sait à quelle point l’infirmière déteste quand il fait cela dans l’infirmerie.

Alors qu’il cherche à retrouver son carton d’allumette et les 57 petits bâtons de feu restant, il entend la gamine parler. Finalement, elle ne dort pas. Pendant un instant, il ne dit rien. Pensant vraiment rester muet, amis au final non.


«Qu’est-ce que t’en pense? »


Fait-il alors qu’il craque le petit bout de carton et que la flamme surgie au bout. Approchant la cigarette faite maison de ses lèvres qui l’attrapent, il brule ensuite la décoction maison de poison. Aspirant un premier coup pour assurer le feu, il fait rouler cette fumée lourde dans sa gorge. Il peut sentir l’odeur brulée lui remonter dans le nez. Un goût de terre chaude et humide, mélangé à une cannelle fraiche. Nulle part ailleurs dans ce pays il ne peut s’en fournir d’aussi bonne.


« Endors-toi »


Il n’a aucun espoir qu’elle obéisse. Si elle le fait, cela sera surement dû à de l’épuisement. Pourtant, ça serait plus simple… il n’y aurait plus qu’à attendre une petite dizaine de minutes et l’infirmière prendra le relais. Il suffit ensuite à Caleb d’aller faire sa patrouille et dans quelques heures, il va pouvoir retourner dans ses appartements pour se servir un verre au doux goût de crème et d’houblon.
L’odeur de sa cigarette va principalement sortir via la fenêtre, mais une partie reste dans l’infirmerie.

Méora Hérouta

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Jeu 6 Juil - 1:49

Il te posa une question que tu n’as pas su comprendre tout de suite. Tu en penses de quoi ? De lui, delà situation ? Du fait que tu aimerais être ailleurs ? T’en sais trop rien, et tu fixes cette cigarette qui se consume à chaque fois qu’il tire une latte. Le tabac, tu détestes ça, tu n’aimes pas les fumeurs, en réalité, tu les hais. Mais tu ne peux pas refaire le monde est donc tu te contentes de pousser un long soupir, fermant les yeux doucement. Pour finalement lui répondre en le fixant de ton regard froid comme à ton habitude.

Que je pense de quoi ? De votre travail ? Je pense que vous n’avez pas de chance à faire ça. Z’avez surement mérité votre place ici. J’sais pas. Ou alors c’est mon point de vue sur ma situation. J’en pense que dalle, j’suis juste H.S et je veux rentrer chez moi.

C’est sorti d’une traite, peut-être même avec une pointe de colère. Pas contre lui cette fois, mais plutôt contre le karma qui ne te lâche pas d’une semelle. Le vol que tu as commis pour survivre est-il si grave que ça ? Soutenir un membre de sa famille et le suivre peu importe ce qu’il se passe est-ce si grave ? Tu ne voulais pas être seule, tu n’aimes pas être toute seule, non en fait, tu n’aimes pas être sans ce frère que tu suis comme si tu étais collé à lui. Et cette soudaine séparation t’a fait perdre l’équilibre parfait de ton petit quotidien ténébreux. Serrant les poings entourant ce pauvre drap qui n’a rien demandé. Tu cherches à te calmer, visualisant la peinture, des paysages, tu pourras peindre, demain sans doute, enfin quand tu auras récupéré le matériel. Tu te laisses allez, calmant ton excitation a coup de respiration rythmé. Finalement la pression redescend. Sans rien montrer à l’extérieur, tu restes de marbre. Laissant ta cage thoracique monter et descendre à un rythme normal maintenant. Tu rigoles un peu lorsqu’il t’ordonne de t’endormir. Tu esquisses un sourire des bords de tes lèvres lui répondant d’une voix douce mais faible.

Oui papa… Merci.

Tu couvres ton corps du drap à présent froissé, plongeant ta tête dans l’oreiller t’installant confortablement. Le médicament a fait effet, sûrement la barre chocolatée aussi. Fermant les yeux, t’allongeant sur le flanc. Respirant doucement, augmentant lentement pour atteindre une respiration plus lourde, celle qui symbolise le sommeil. Enfin, tu dors, même si tu entends encore vaguement les bruits de pas autour de toi, te voilà en sécurité dans les bras de Morphée.



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